L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Archives de la catégorie ‘Se tenir debout’

Populiste et fière de l’être

« Lutte pour un idéal et quand bien même tu mènerais des combats de Don Quichotte cela en vaudrait toujours la peine (…).
Sois gardienne de ta dignité autant que celle des autres.
L’injustice et le mal se progagent dès que les gens de bien renoncent.
La vraie laideur consiste à faire semblant et à tolérer l’ignoble. »
(Marc Lévy, tiré de Une autre idée du bonheur).

Pour tous ceux qui disent que les romans sont  inutiles et insipides et pour ces critiques pédants qui méprisent l’auteur Marc Lévy et ses collègues tellement populaires, parce qu’ils sont catalogués populistes, cet extrait est à méditer. Si ces quelques mots de Marc Lévy ne sont pas dignes d’une oeuvre « littéraire » universelle, vous êtes vraiment (chers critiques) de mauvaise foi.

Je suis une auteure, mais surtout une lectrice, une citoyenne, une mère, une amie populiste et très fière de l’être. Il y a quelques mois, au Québec, il semblait qu’être féministe était une tare à fuir à tout prix. Plein de femmes s’y sont laissées prendre et c’est dommage. Mais depuis quelques années, il en est de même du concept populiste. Tout intellectuel qui se respecte, tout universitaire ou lettré de ce monde fuit à toutes jambes l’étiquette « populiste ». Car on lui accole aujourd’hui une qualité de simpliste, de facilité, d’insipidité.

Pour ma part, je suis née d’un père ouvrier, d’une mère au foyer et je ne renierai jamais cette origine et toute la grandeur d’âme qu’elle m’a apprise. Je suis née à la basse-ville de Québec, dans un beau petit village nommée dans mon enfance Québec-Ouest et qui est devenu avec les années Ville de Vanier. Je connais des dizaines et des dizaines de personnes issues de ce milieu populiste qui sont aujourd’hui de grandes personnes. Le sens péjoratif qu’on donne au populisme vient davantage d’une catégorie de gens qui sont obtus et prennent leur vie et leur vérité comme étant la balise du monde. On a réduit le populisme à l’imbécillité! Alors que je connais, probablement tout comme vous, des gens diplômés qui sont d’une idiotie gênante. Donald Trump, aux États-Unis en est un bon exemple. Mais, il faut comprendre que tout ce qui naît du milieu ouvrier n’est pas nécessairement idiot. Et tout ce qui naît de la classe dirigeante ou des intellectuels, n’est pas nécessairement intelligent et sage. C’est le gros bon sens. Et Monsieur et Madame Tout le monde, sachez que je suis très fière de ce gros bon sens issu de mes origines. Je crois y avoir reçu de belles valeurs, de beaux enseignements.

Et je n’ai aucunement honte de mes lectures, même si elles n’ont pas la cote. Pour moi, la littérature, c’est ce qui m’émeut autant par la facture du livre que son contenu et l’imagerie qu’elle suscite chez moi. C’est le lecteur qui fait le livre. Nous, « populistes », nous pouvons avoir raison, ne vous en déplaisent, chers critiques et chers intellectuels pédants.

Comme disait si bien René Lévesque:
« Méfiez-vous des gens qui disent aimer le peuple mais
qui détestent tout ce que le peuple aime… »

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La vérité et la liberté

« Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vrai. »
Jacques Prévert.

Jacques Prévert fut une belle rencontre littéraire de mon adolescence, par son recueil de poèmes Paroles. Il m’a appris la liberté et la vérité. Ces qualités essentielles à une vie vraie. Ce fut un coup de coeur de ma jeunesse, en même temps que Gaston Miron et L’homme rapaillé.

Et ce matin, j’ai retombé fortuitement sur cette belle maxime de vérité. Je trouvais qu’elle me donnais exactement le point de vue que j’avais besoin pour parler du Fonds Nathalie Normandeau, cette ex-ministre libérale québécoise, et surtout du sentiment de malaise qui me secoue, comme l’a si bien dit Brigitte Breton, dans Le Soleil ce matin, (http://lesoleil.gc.media/m/58vvZfJxLu).

Cette collecte de fonds populaire est initiée actuellement par quelques Gaspésiens avides d’amasser des fonds pour payer les frais juridiques de l’ex-députée de Bonaventure, accusée de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Ce n’est pas rien! Sans compter que pour faire de telles accusations, les enquêtes préalables ont été faites longuement, très longuement et minutieusement. Personnellement, je me garderais une petite gêne à m’associer à une personne subissant de telles accusations.

Et là, je m’interroge: l’honnêteté est-elle élastique? Doit-on regarder ailleurs lorsqu’il y a malversation parce qu’on a été généreux avec nous? Ai-je un devoir de fidélité absolue lorsque je reçois des avantages financiers ou autres, même s’il y a immoralité sur la façon de faire? Ma réponse à ces questions est « non ». Car c’est ça l’essentiel. Même si c’est légal, il y a des gestes immoraux, inacceptables. Il y a des façons de faire qui n’ont pas lieu d’être. L’argent que gèrent nos élus ne leur appartient pas. C’est l’argent des taxes et des forts impôts de tous les contribuables. Ils n’ont strictement pas le droit de l’utiliser pour leur profit personnel. Et ce profit personnel n’est pas nécessairement financier, on s’entend.

Et c’est ça qui me dérange dans tout ce fla fla de collecte de fonds. Hormis le constat de culpabilité ou non du cas qui nous occupe, j’en ai contre les yeux fermés de Monsieur et Madame Tout le monde, contre le relatif qu’on donne à la culpabilité, contre le fait qu’on ne soit pas plus exigeant sur la probité de nos dirigeants, de notre entourage, de nos amis. La vérité, la transparence, l’honnêteté, la justice, c’est blanc ou noir. Désolé. Le gris n’y existe pas. On y croit, ou non. Une personne est honnête ou non. Et comme dit si bien l’adage: Qui vole un oeuf, vole un boeuf. Voler, c’est voler. Que ce soit une gomme à effacer ou un contrat de plusieurs millions, c’est du vol. Et voler, c’est prendre possession de ce qui ne t’appartient pas. Moi, ce sont les valeurs que j’ai apprises quand j’étais jeune. Ce sont les valeurs que j’ai encore aujourd’hui, que j’ai transmises à mes enfants et que j’aurai toute ma vie. Parce que j’y crois. Alors ne me faites pas rire avec des « Oui, mais… »

Et je vous renvoie à Jacques Prévert:
Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vrai.

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C’est la rentrée!

C’est la rentrée pour la plupart des travailleurs, pour nos élèves du primaire et du secondaire ainsi que pour tous les étudiants des cégeps et universités. L’automne nous offre un été tardif ce qui n’aide pas vraiment à nous donner le goût du retour au travail. Mais, c’est la fête des « over all » comme disait mon père! Go go go! On y va! D’ailleurs, avec la détermination des syndicats des enseignants et de la fonction publique du Québec, relativement à des conventions collectives échues et des négociations qui tardent à trouver un terrain d’entente, il est clair que nous aurons un automne chaud!

Quoique je sois officiellement à la retraite depuis quelques mois, c’est malgré tout également ma rentrée et toute une! En effet, je viens de me commettre! J’ai vraiment osé réaliser le rêve que je caresse depuis 36 ans. Dans quelques semaines, je peux voir en ligne l’objet de ma fierté: l’édition numérique de mon premier roman! C’est un rêve depuis 1979. En effet, cette année-là j’arrive en Charlevoix avec deux valises et un sac de dictionnaires pour le projet avoué d’écrire un livre. Et j’ai livré la marchandise. Je l’ai écrit ce livre. Ainsi que plusieurs contes, plusieurs nouvelles, quelques romans, des chroniques diverses. En fait, je n’ai jamais cessé d’écrire mais je ne me suis jamais rendu au bout du processus de voir le tout publier. Car j’ai soumis plusieurs de mes manuscrits à l’industrie, mais ils étaient refusés par les maisons d’édition.

Et lentement, je me suis découragée. J’ai continué d’écrire, mais pour ma satisfaction personnelle. J’ai écrit quelques articles pour des magazines, publié un conte de Pâques pour enfant dans l’Hebdo régional. Mais, malheureusement, j’accusais déception après déception dans mes demandes d’édition. J’ai toutefois persévéré. Je n’ai jamais cessé d’écrire. Et de plus, j’ai suivi des ateliers d’écriture, des cours de rédaction et de français, j’ai travaillé très très fort. Et aujourd’hui, je récolte ma patience.

Le mois dernier, j’ai décidé de tenter ma chance de publier mais uniquement dans les éditions numériques. Comme je suis adepte de lecture électronique et que j’aime lire plein de nouveaux auteurs, j’ai compris qu’il ne me fallait pas abandonner mon rêve de publier. J’ai donc pris quelques renseignements sur Internet et j’ai écrit quelques courriels à certaines personnes en qui j’avais confiance et voilà. J’ai enfin trouvé mon éditrice préférée: Lucie Brodeur, Les productions luca.

Il est certain que mon blogue a été la première étape à l’aboutissement de mon rêve. Chaque chronique que j’y publiais me donnait de grandes satisfactions d’écriture et d’échanges. Mais j’avoue que de voir mon nom sur la couverture d’un livre en ligne me bercera de fierté et de satisfaction. Moi, Lise Bellavance, issue du milieu ouvrier de la basse-ville de Québec et fière de mes origines de fille de plombier, j’avais toujours assuré que j’écrirais à temps plein un jour. J’ai affirmé également, pendant des années, qu’un jour je serais publiée. Mais j’avoue que je commençais à me décourager. Je commençais à penser que je n’y arriverais peut-être pas! Mais je me refusais de croire qu’on ne peut avoir des projets qu’à 20 ans. Je me refusais de croire que l’on ne pouvait pas créer et continuer à vouloir plonger dans d’autres projets emballants, même si l’on a atteint la soixantaine. Et j’ai eu raison de ma détermination. J’ai eu raison d’y croire. Parce c’est réel maintenant.

Je vous invite à consulter l’onglet PUBLICATIONS en haut à droit ci-dessus pour tous les liens vous permettant de vous procurer les tomes 1 et 2 de GUÉRIR DU PASSÉ. Bonne lecture à tous.

Lâcher prise

Je viens de lire la chronique de Patrick Lagacé à La Presse en ce samedi : La ruelle. Le papa journaliste raconte comment un parent doit lâcher prise sur la surveillance de sa progéniture, comment laisser ses enfants découvrir le monde, combien difficile est cet apprentissage du parent, si essentiel pour l’enfant.

Cela me rappelle combien fut éprouvant toutes ses séparations avec mes enfants, pas à pas, différentes avec chacune et chacun. Comme disait ma mère: « Les enfants se suivent et ne se ressemblent pas ». J’aurais presque envie d’échanger le mot « enfant » par celui de « parent ». Parce que autant de philosophie que de parents. Nous avons le blâme facile dans cette petite société québécoise. Et surtout, on accuse bien facilement autre que soi. Alors j’ai également péché en ce sens. Et je m’en repens. Car, être parent n’est pas facile et ne nous donne pas l’absolution d’emblée. Il faut voir nos enfants adultes pour comprendre combien nos décisions quotidiennes ont, auront ou ont eu des incidences sur leur vie d’adulte. Mais, voilà, comme parents, il nous faut apprendre à vivre avec nos victoires mais avec nos échecs aussi. Apprendre qu’on ne peut être responsable de tout. Comprendre que nos enfants ont également leur chemin à faire pour vivre leur vie en dehors de la nôtre. Tout comme nous l’avons fait nous-mêmes. Et plus souvent qu’à notre tour, si je me fie à ma vie personnelle.

Alors de voir un père ressentir les mêmes déchirements que j’ai vécu profondément comme mère quand mes petits étaient encore autour de moi, je ressens une grande satisfaction, voire un immense contentement. Car, même si ce sont des moments d’angoisses, c’est également la magie de l’enfance, la lumière de la vie. Et j’ai toujours trouvé dommage que les pères se retirent souvent de ce monde magique de l’enfance de leurs enfants, pour ma génération du moins. Le travail prenait le pas sur tout. Et je pense que la majorité des pères ont passé à côté de beaucoup de merveilles. Même si mon conjoint fut un père très présent, le travail prenait beaucoup de place. Et aujourd’hui je me rends compte que la société d’aujourd’hui est encore pire qu’il y a 20 ans. Le travail est prépondérant pour tous les adultes. La vie de famille s’ajoute au moment où souvent le couple est essoufflé. On n’a pourtant qu’une vie! Mais on le découvre souvent bien tard… Mais revenons à nos moutons, je m’égare.

J’ai toujours pensé profondément que le job premier d’un parent c’est d’apprendre à ses enfants à ne plus avoir besoin de ses parents. Avoir le goût de partager des moments ensemble, par pur plaisir, oui! Mais ne plus en avoir besoin pour sa sécurité, son harmonie et son bien-être. Et cela commence le jour où l’enfant part tout seul pour le parc ou la ruelle de la rue voisine. Ou plutôt cela commence le jour où le parent dit oui au besoin d’émancipation de son enfant. Et quoique bien difficile, c’est l’unique chemin de la vie.

J’ai réussi ces lacher-prises quotidiens antérieurs mais je travaille encore très fort pour réussir à lâcher prise dans ma vie personnelle. Apprendre à ne plus tout vouloir contrôler. Accepter mes faiblesses et surtout accepter d’être dépendant de l’autre, parfois. Ce n’est pas facile pour qui a toujours été autonome et libre. Mais cela fait partie de l’apprentissage de la vie adulte. Rien n’est possible dans la découverte si le lâcher-prise n’est pas partie prenante de chaque minute de notre vie. Car aujourd’hui existe uniquement parce que hier n’est plus. Je médite là-dessus quotidiennement. Les choses changent. Il faut s’adapter et, surtout, apprendre à lâcher prise.

 

 

Délivrez-nous de la résilience

Depuis quelques années, la résilience est à toutes les sauces. Mais d’abord, laissez-moi vous dire qu’une personne résiliente mérite notre respect puisqu’elle vit des moments catastrophiques dans sa vie, qu’elle ne se laisse pas abattre, qu’elle réussit à se relever et à continuer. Là n’est pas mon propos. Mais, je trouve que l’on sur-utilise ce mot dans la vie. Et malheureusement, il perd ainsi de sa valeur réelle et devient banal, tout comme l’événement en lui-même.

Selon Le Robert Dixel pour iPad, voici la définition que l’on y retrouve de « résilience »:

résilience [ʀeziljɑ̃s] nom féminin
(famille de résilier)
1. phys. Valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal.
2. psych. Capacité à surmonter les chocs traumatiques.

Selon Wikipédia, la résilience désigne « la capacité pour un corps quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. »

Personnellement, je préfère cette dernière définition.

Au travail et à tous les niveaux de la société, dans les groupes professionnels et au sein de différentes organisations, on abuse du mot « résilience ». On l’utilise partout et dans tous les contextes, c’est devenu plus qu’un mot, c’est un concept en soi. Et je pense qu’il est devenu un terme bouche-trou.

La résilience, c’est d’abord et avant tout la capacité de sortir indemne et plus fort des situations traumatiques qui traversent notre vie. C’est beaucoup plus qu’une simple adaptation au changement. Mais c’est le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui dans le milieu du travail. On veut même nous faire croire que la résilience est l’adaptation au stress.

Aujourd’hui, les travailleuses et les travailleurs vivent au quotidien les surplus de travail, les pressions exagérées à produire toujours davantage dans un temps de plus en plus court, quand ce n’est pas littéralement « faire plus avec moins ». Félicitons haut et fort les plus dociles qui survivent! On les dit « résilients ». Alors, la résilience commence à perdre son sens premier « d’adaptation suite à un traumatisme ». À moins que le travail soit devenu un traumatisme constant? Ce qui n’est peut-être pas tout à fait idiot…

Mais revenons à nos moutons: et si leur résilience était un piège?

Et si leur résilience était une façon de nous contrôler? De nous faire croire que s’adapter à tout prix était la seule façon de prouver notre compétence et notre intelligence?

Et si cette résilience était, pour les patrons, la façon de créer un monde avec seulement les plus dociles, les individus aptes à se laisser-faire, à tout accepter, à se laisser mener par le bout du nez de l’ambition maladive de certains dirigeants?

L’apprentissage (ou le mérite…) d’un travail, ne devrait pas être une capacité de faire face à tous les abus et mal gérance de l’organisation d’une l’entreprise. Aujourd’hui on coupe des postes, on distribue les ajouts de tâches parmi les travailleurs, on ne remplace plus les congés ou les absences et on exige de tous de la « résilience ». Mais le sens réel, le sens premier et le sens intelligent du mot « résilience » est celui-ci: « La capacité pour un corps quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. » Alors qu’en dites-vous? Et si nous retrouvions tous notre propriété initiale et refusions d’être résilient?

Et si on créait un mouvement anti-résilience? Si on ré-apprenait à dire NON, nos milieux de travail retrouveraient peut-être leur côté humain? Je dirais même plus: C’est en refusant les aberrations politiques et sociales que nous vivons ces temps-ci que notre société retrouvera le gros bon sens et que nous redonnerons naissance à un milieu de vie sain et harmonieux où il fait bon vivre. Mais, vous et moi, allons-y à échelle humaine, à notre dimension individuelle, chacune et chacun, dans notre vie personnelle.

Aujourd’hui, cessons de croire bêtement que la résilience doit être présente partout et toujours. Parfois, il faut s’insurger à tout prix au lieu d’être résilient. Comme le disait si bien Jean-Paul Sartre: « Être libre,c’est savoir dire non ».

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La routine et le bonheur

Et si le bonheur se trouvait dans la routine et la sécurité? Oh, j’entends déjà des commentaires désobligeants. Mais vous savez que parfois ce qui n’est pas populaire est la vérité. Un peu de patience, allons-y doucement.

Nous sommes à une époque où il faut toujours innover, trouver de nouvelles façons de faire, essayer de toujours faire plus, se tourner résolument vers la nouveauté. Mais trouver que sa vie est bien et satisfaisante, est-ce de l’inconscience? Est-ce un manque total d’ambition?

Personnellement, je ne le crois pas. Et je pense qu’il faut arrêter de s’en laisser imposer à ce sujet. Etre satisfait, c’est peut-être simplement souhaiter devenir, au lieu d’avoir plus. En pensant toujours que notre voisin a mieux et plus que nous, est-ce qu’on ne perd pas complètement la possibilité de se satisfaire de ce que l’on a ? Est-ce si déshonorant que de désirer le bonheur et la sérénité au lieu du pouvoir et du contrôle d’autrui? Et s’il était permis de choisir la beauté dans sa vie sans avoir l’impression d’être hors norme? Et si la norme c’était SOI?

L’adage dit: »Pas de changement, pas d’agrément ». Mais pourquoi faudrait-il changer pour changer? Si l’agrément – le bonheur – se retrouvait dans la sécurité et la paix et pas dans le changement? L’insécurité nous oblige à bouger. Pendant qu’on bouge et agit, on ne pense pas. Une façon subtile, peut-être, de nous « endormir », de nous donner l’impression que nous sommes partie prenante du changement et de l’avenir. Mais si l’avenir se trouvait dans le présent, dans ce qui est et non dans ce qui sera? À vouloir tout changer, à toujours espérer avoir plus dans notre vie, est-ce que nous ratons l’essentiel?

Il me semble que dans ce monde de nouveauté et de changement, où tout est meilleur que ce qui était hier, le passé est perçu comme désuet. Et si tu t’y rattaches ou essaie d’en faire reconnaître un bienfait, on te dit « dé-passé ». Pourquoi ce qui est satisfaisant doit-il disparaître?Et pourquoi la résilience est-elle devenue la qualité absolue à posséder? Si celle-ci était un piège? Mais, c’est aussi le sujet d’un prochain article.

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Le hibou, mon totem

Depuis ma plus tendre enfance, je suis fascinée par les hiboux et les chouettes. Leur grâce, leur puissance de chasse, leur supériorité la nuit m’ont toujours absolument subjuguée. Lors de mon passage au cégep Francois-Xavier Garneau, dans les années soixante dix, j’ai pris connaissance d’une définition symbolique du hibou comme totem qui m’avait fascinée. Depuis toutes ces années, je me le suis approprié comme symbole personnel. Et pour ajouter un sens quotidien à ce choix, je collectionne maintenant les hiboux ou les chouettes. Et quand le harfang des neiges a été élu symbole aviaire du Québec en décembre 1987, alors là, je vous le confirme, je jubilais!

Dans plusieurs cultures, le hibou représente le négatif: animal nocturne, il signifie le froid, la nuit et même la mort. Mais dans notre culture, au contraire, il est positif et représente la sagesse et la connaissance, mais aussi le surnaturel, la magie et la spiritualité. Tout ce qui me rallie à ce monde en fait. Je ressens plein d’affinités envers le hibou. Comme s’il faisait partie de ma famille. J’aime le grand sentiment de liberté qu’il représente. Et devenir libre est la seule façon de vivre autrement, de maîtriser sa vie, la seule possibilité de trouver un sens à tout ce qui est. Et peut-être un peu aussi, la seule façon de ne pas se perdre totalement, de se reconnecter avec notre spiritualité et la sagesse du monde.

Pourquoi cet engouement pour le hibou? Je ne le sais pas. Peut-être que dans une autre vie j’étais une autochtone, une « squawpoot » comme dit mon chum. Et que dans cette vie « sauvage », vierge de toute pollution civilisée, mon totem était le harfang des neiges ou le hibou. Qui sait?

Parfois, j’aimerais avoir des racines autochtones, pour avoir le vrai motivateur de me battre pour ma communauté. Parce que leur motivation est rattachée à la terre. Aux vraies valeurs. Parce qu’ils ont des racines à la source, au tout début, au vrai début peut-être… Parce que leur combat, au quotidien, est lié à leurs ancêtres, à leur histoire. Parce qu’ils souhaitent avant tout retourner à la source, aux vrais débats, à leur vérité. Et c’est peut-être là que nous nous sommes perdus. C’est peut-être dans cette recherche de ce que nous sommes que le découragement a pris le dessus et que nous sommes tous retourner devant le téléviseur, essayant d’oublier que nous ne sommes plus rien, ni personne.

J’espère de tout coeur que l’on va comprendre très bientôt que ce n’est pas nécessairement dans les grandes causes qu’on se réalise ou qu’on devient quelqu’un. C’est peut-être tout simplement quand on réussit à se tenir debout, un instant, un court moment, une journée. Quand on se choisit. Quand on décide une bonne fois pour toute d’être libre et que rien ni personne ne nous enlève le pouvoir de choisir. Libre de choisir. N’est-ce pas un merveilleux défi? Et si le fait d’y croire très fort permettait que cette liberté s’infiltre en soi et en crée l’aboutissement? « Petit à petit on devient moins petit ».

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