L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

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C’est quoi la vie?

Dernièrement, j’ai vu sur Facebook un texte qui m’a assommée. J’y ai réalisé qu’on aime vraiment se gratter le bobo et faire tomber la galle! Voici ce que disait cette publication :

C’est quoi la vie?
Le succès à 2 ans : C’est de ne pas faire dans sa culotte.
Le succès à 3 ans : C’est d’avoir des dents.
Le succès à 12 ans : C’est d’avoir des amis.
Le succès à 18 ans : C’est d’avoir le permis de conduire.
Le succès à 20 ans : C’est de bien faire l’amour.
Le succès à 35 ans : C’est d’avoir de l’argent.
Et puis ça repart dans l’autre sens!!!
Le succès à 50 ans : C’est d’avoir de l’argent.
Le succès à 60 ans : C’est de faire encore l’amour.
Le succès à 70 ans : C’est d’avoir encore le permis de conduire.
Le succès à 75 ans : C’est d’avoir encore des amis.
Le succès à 80 ans : C’est d’avoir encore des dents.

Le succès à 85 ans : C’est de ne pas faire dans sa culotte.
Et c’est tellement vrai!!!

Quand je l’ai lu la première fois, j’ai ri. J’ai quand même le sens de l’humour! On le sait tous, c’est le genre de blague qu’on aime particulièrement au Québec : le cynisme. Mais, passé ce premier moment, j’ai eu un petit rire jaune. Car j’ai 60 ans et vieillir me taraude un peu, je l’avoue. Alors, c’est à partir de là que j’ai lu à un autre degré et que j’ai refusé ce cynisme.

Je me refuse de voir la vieillesse comme une dégénérescence. Comme un état de pertes continuelles ou vers une route qui nous amène vers le désenchantement. C’est tellement déprimant et défaitiste! Pourrait-on voir la vie avec le verre à moitié plein de temps en temps?

Vieillir, je l’avoue, ce n’est pas toujours rigolo. Vieillir nous apporte une perte de beaucoup de choses. Mais si on arrêtait de toujours regarder en arrière et comparer notre vie actuelle avec ce qu’on vivait à 20 ans. On n’a plus 20 ans, point à la ligne! Il faut vivre le moment présent : de tout temps, c’est ce qu’on nous apprend. Mais on tarde trop à le vivre comme tel. Vivre le maintenant. C’est ça l’important. Donc, pourquoi regretter toujours ce qu’on perd? La vie est changement. Il faut s’y adapter et réaliser que ce qu’on vit différemment n’est pas toujours moindre. Au contraire! C’est différent, c’est autre chose. Et j’y prends beaucoup de plaisir.

Reprenons cette publication et voyons autrement…

50 ans : Avoir encore de l’argent.
Oui, pour beaucoup l’arrêt du travail veut dire moins d’argent. Mais l’envers de la médaille, c’est qu’enfin on peut recommencer à penser à soi. Les enfants sont grands, souvent sur le marché du travail, alors on peut enfin penser à nous-mêmes. Et les dépenses sont tout de même moindres que quand les enfants étaient à la maison. Donc, reprendre le contrôle de ses finances, selon nos propres priorités. Avouez que c’est stimulant. Voir autrement nos besoins. Et faire sienne cette maxime merveilleuse : on vit toujours avec ce qu’on a!

60 ans : Faire encore l’amour
Oui, continuer de faire l’amour, mais avec plus de lenteur, moins souvent, mais aimer tendrement. Faire l’amour c’est bien, mais aimer c’est toujours bien. Aimer. Prendre le temps d’aimer, d’apprécier, de voir, de ressentir. Aimer chaque minute, chaque jour. Se donner de petits plaisirs. À défaut du Wow! Choisir du Hum! Plein de saveurs.

70 ans : avoir encore le permis de conduire
Oui, pour beaucoup d’hommes et de plus en plus de femmes, c’est essentiel. Mais marcher devrait l’être davantage car si on ne marche pas, tout rouille! Il y a toujours l’autobus, le covoiturage, le partage. Et avouons-le, à 70 ans, on aime bien être chez-soi, on aime bien notre petit confort. Et pour sortir, on peut essayer de demander. Des fois, on fait plaisir à quelqu’un de se rendre utile.

75 ans : avoir encore des amis
Ici encore, il faut être honnête c’est difficile de voir partir un à un les membres de son entourage, les gens de son âge qui vieillissent plus mal et qui nous quittent. Mais on peut toujours avoir des amis. Comme personne n’est irremplaçable, pourquoi se priver d’avoir de nouveaux amis? Si on ne veut pas aller vers l’autre, il ne faut pas se plaindre d’être seul. Avoir des amis est toujours possible, qu’importe l’âge. Ça peut être une voisine, un petit-fils, une préposée… Qu’importe. Suffit de voir et d’apprécier. Vouloir aussi, c’est important et essentiel. Vouloir.

80 ans : avoir encore des dents
J’ai perdu mes dents à 15 ans. Vive les dentiers! Alors… Manger mou, c’est bon aussi : du ragoût avec de la mie de pain, des céréales pour bébés, des oeufs brouillés ou des omelettes, du blanc-manger, j’en mange depuis l’âge de 20 ans, par goût. Pourquoi toujours se plaindre? On s’adapte, c’est tout. Quand on bouge moins, on a moins faim. Et de toute façon, on mange vraiment mal. Qui prend la peine de mastiquer comme il se doit? On avale souvent tout rond ce qu’on se met dans la bouche, qu’on ait des dents ou non.

85 ans : ne pas faire dans sa culotte
Ici c’est plus délicat, je l’avoue. Mais c’est souvent le cas de bien des femmes avant la vieillesse. Petits désagréments de grossesse. Mais il faut faire les exercices suggérés, s’aider des ressources pratiques que nous offre le marché. Et si accidents il y a, ils nous permettront de recevoir une leçon d’humilité. Toutes les occasions sont bonnes pour travailler sur soi. Quand le physique ne suit plus, il faut en prendre son parti et voir autrement sa façon d’être, de se mouvoir et de se comporter dans notre quotidien. On n’est pas que le physique.

Et qu’importe l’âge qu’on a, l’humour nous permettra toujours d’y ajouter un grain de sel, de relativiser les mauvaises sensations et les méfaits de l’existence. La vie est belle. Difficile, étrange parfois, mais elle est belle. Faut juste regarder au bon endroit, se couvrir de bienveillance, prendre le temps du moment présent et vivre pour soi d’abord, et avec toutes les personnes qu’on aime infiniment.

P.S. À remarquer qu’on parle ici de succès. Changeons donc notre lorgnette de bord. Oublions la quête du succès à tout prix. Recherchons plutôt le bonheur.

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Lâcher prise

Je viens de lire la chronique de Patrick Lagacé à La Presse en ce samedi : La ruelle. Le papa journaliste raconte comment un parent doit lâcher prise sur la surveillance de sa progéniture, comment laisser ses enfants découvrir le monde, combien difficile est cet apprentissage du parent, si essentiel pour l’enfant.

Cela me rappelle combien fut éprouvant toutes ses séparations avec mes enfants, pas à pas, différentes avec chacune et chacun. Comme disait ma mère: « Les enfants se suivent et ne se ressemblent pas ». J’aurais presque envie d’échanger le mot « enfant » par celui de « parent ». Parce que autant de philosophie que de parents. Nous avons le blâme facile dans cette petite société québécoise. Et surtout, on accuse bien facilement autre que soi. Alors j’ai également péché en ce sens. Et je m’en repens. Car, être parent n’est pas facile et ne nous donne pas l’absolution d’emblée. Il faut voir nos enfants adultes pour comprendre combien nos décisions quotidiennes ont, auront ou ont eu des incidences sur leur vie d’adulte. Mais, voilà, comme parents, il nous faut apprendre à vivre avec nos victoires mais avec nos échecs aussi. Apprendre qu’on ne peut être responsable de tout. Comprendre que nos enfants ont également leur chemin à faire pour vivre leur vie en dehors de la nôtre. Tout comme nous l’avons fait nous-mêmes. Et plus souvent qu’à notre tour, si je me fie à ma vie personnelle.

Alors de voir un père ressentir les mêmes déchirements que j’ai vécu profondément comme mère quand mes petits étaient encore autour de moi, je ressens une grande satisfaction, voire un immense contentement. Car, même si ce sont des moments d’angoisses, c’est également la magie de l’enfance, la lumière de la vie. Et j’ai toujours trouvé dommage que les pères se retirent souvent de ce monde magique de l’enfance de leurs enfants, pour ma génération du moins. Le travail prenait le pas sur tout. Et je pense que la majorité des pères ont passé à côté de beaucoup de merveilles. Même si mon conjoint fut un père très présent, le travail prenait beaucoup de place. Et aujourd’hui je me rends compte que la société d’aujourd’hui est encore pire qu’il y a 20 ans. Le travail est prépondérant pour tous les adultes. La vie de famille s’ajoute au moment où souvent le couple est essoufflé. On n’a pourtant qu’une vie! Mais on le découvre souvent bien tard… Mais revenons à nos moutons, je m’égare.

J’ai toujours pensé profondément que le job premier d’un parent c’est d’apprendre à ses enfants à ne plus avoir besoin de ses parents. Avoir le goût de partager des moments ensemble, par pur plaisir, oui! Mais ne plus en avoir besoin pour sa sécurité, son harmonie et son bien-être. Et cela commence le jour où l’enfant part tout seul pour le parc ou la ruelle de la rue voisine. Ou plutôt cela commence le jour où le parent dit oui au besoin d’émancipation de son enfant. Et quoique bien difficile, c’est l’unique chemin de la vie.

J’ai réussi ces lacher-prises quotidiens antérieurs mais je travaille encore très fort pour réussir à lâcher prise dans ma vie personnelle. Apprendre à ne plus tout vouloir contrôler. Accepter mes faiblesses et surtout accepter d’être dépendant de l’autre, parfois. Ce n’est pas facile pour qui a toujours été autonome et libre. Mais cela fait partie de l’apprentissage de la vie adulte. Rien n’est possible dans la découverte si le lâcher-prise n’est pas partie prenante de chaque minute de notre vie. Car aujourd’hui existe uniquement parce que hier n’est plus. Je médite là-dessus quotidiennement. Les choses changent. Il faut s’adapter et, surtout, apprendre à lâcher prise.

 

 

La routine et le bonheur

Et si le bonheur se trouvait dans la routine et la sécurité? Oh, j’entends déjà des commentaires désobligeants. Mais vous savez que parfois ce qui n’est pas populaire est la vérité. Un peu de patience, allons-y doucement.

Nous sommes à une époque où il faut toujours innover, trouver de nouvelles façons de faire, essayer de toujours faire plus, se tourner résolument vers la nouveauté. Mais trouver que sa vie est bien et satisfaisante, est-ce de l’inconscience? Est-ce un manque total d’ambition?

Personnellement, je ne le crois pas. Et je pense qu’il faut arrêter de s’en laisser imposer à ce sujet. Etre satisfait, c’est peut-être simplement souhaiter devenir, au lieu d’avoir plus. En pensant toujours que notre voisin a mieux et plus que nous, est-ce qu’on ne perd pas complètement la possibilité de se satisfaire de ce que l’on a ? Est-ce si déshonorant que de désirer le bonheur et la sérénité au lieu du pouvoir et du contrôle d’autrui? Et s’il était permis de choisir la beauté dans sa vie sans avoir l’impression d’être hors norme? Et si la norme c’était SOI?

L’adage dit: »Pas de changement, pas d’agrément ». Mais pourquoi faudrait-il changer pour changer? Si l’agrément – le bonheur – se retrouvait dans la sécurité et la paix et pas dans le changement? L’insécurité nous oblige à bouger. Pendant qu’on bouge et agit, on ne pense pas. Une façon subtile, peut-être, de nous « endormir », de nous donner l’impression que nous sommes partie prenante du changement et de l’avenir. Mais si l’avenir se trouvait dans le présent, dans ce qui est et non dans ce qui sera? À vouloir tout changer, à toujours espérer avoir plus dans notre vie, est-ce que nous ratons l’essentiel?

Il me semble que dans ce monde de nouveauté et de changement, où tout est meilleur que ce qui était hier, le passé est perçu comme désuet. Et si tu t’y rattaches ou essaie d’en faire reconnaître un bienfait, on te dit « dé-passé ». Pourquoi ce qui est satisfaisant doit-il disparaître?Et pourquoi la résilience est-elle devenue la qualité absolue à posséder? Si celle-ci était un piège? Mais, c’est aussi le sujet d’un prochain article.

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La chaleur de la jeunesse

Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour mon coeur de mère. La semaine dernière, deux de mes fils ont été impliqués dans des situations dangereuses. Pendant plusieurs heures, j’étais inquiète, je me sentais impuissante. Même s’ils sont adultes, qu’ils n’habitent plus la maison familiale, le lien avec mes enfants est encore aussi fort. Mon inquiétude ne tiédit pas vraiment. Je croyais que la distance ou les années allaient mitiger ce sentiment d’inquiétude envers eux. Mais le cordon ombélical existe toujours, comme si on ne coupait pas ce cordon ombélical mais qu’on l’étirait, (dixit Rose-Aimée). Mais, voyez-vous, même s’ils sont tous adultes maintenant, je me sens incapable de me dissocier totalement de leur vie.

Pourquoi ce lien est-il si fort? Pourquoi l’inquiétude ne baisse jamais d’intensité, même lorsque nos enfants sont des adultes et vivent désormais leur vie? Pourquoi vit-on presque par procuration quelquefois la carrière de nos enfants, leurs expériences, leurs bons coups? Comment ne pas influer trop sur leur vie, afin qu’ils fassent leurs propres choix et ne perdent pas un temps inutile à vouloir satisfaire leur entourage (entendre ici, souvent la famille). Comment leur donner des ailes au lieu de les attacher au bord du nid, de peur qu’ils se perdent? Comment laisser notre coeur de parents vivre ses propres angoisses, ses inexorables peurs et ne pas les transmettre à notre progéniture? Comment créer une saine relation d’adultes entre parents et enfants?

Mon principal souci est de ne pas vouloir créer une relation d’obligation ou de devoir. Je ne souhaite qu’une relation tendre, complice et nourrissante des deux côtés. Mais plus on vieillit comme parent, plus on voit dans les yeux de nos enfants ce constat qu’ils font en eux-mêmes: « Mes parents vieillissent ». Et je ne voudrais surtout pas qu’ils se sentent responsables de nous, de notre vie à mon mari et moi. Comme parents, nous avons décidé de créer une famille, de mettre de beaux enfants au monde. De partager leur vie, leurs exploits, leurs espoirs, mais aussi leurs échecs et leurs souffrances. Mais rien d’extraordinaire dans tout cela: c’est le rôle des parents. Nos enfants ne nous doivent rien pour ce que nous avons choisi, cette noble mission de parents. Nous avons mené ce rôle autant pour notre propre bien-être que pour le leur. Alors, que se passe-t-il vraiment comme relation adulte entre parents et enfants, égal à égal? Ou plutôt, que devrait-il se passer?

Personnellement, j’essaie de tout mon coeur, d’être généreuse de moi-même et de mes connaissances, d’être respectueuse des choix de chacun autour de moi, de vivre en partage. Ce n’est pas toujours facile et c’est un engagement journalier. J’ai travaillé très fort dans ma vie pour atteindre une belle sérénité. Aujourd’hui, elle m’habite la plupart du temps. Alors, oui, j’aime la partager. Mais j’aime aussi recevoir des autres leurs croyances, leurs parcours et leurs connaissances.

J’aime passionnément la diversité, la différence et l’originalité lorsqu’elles sont vécues avec fougue et amour. Et chacun de mes enfants a trouvé son créneau, sa spécificité, sa route et tout un réseau humain pour partager sa vie. Mes enfants sont de belles personnes. Ils croient en la vie, l’amour, la générosité, la responsabilité. Ils sont souvent différents des autres et leur originalité individuelle me comble. Je suis tellement fière des adultes qu’ils sont devenus.

Que demander de plus? Peut-être souhaiter que chaque journée, chaque minute de leur vie soient remplies de joie, de tendresse, de chaleur, de sérénité et d’accomplissement. Que chaque instant vécu soit pour eux une manne de bonheur. Rien de moins!

« C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » Georges Bernanos(1)

(1) http://www.maphilo.net/citations.php?cit=4608

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