L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Archives de la catégorie ‘Écriture’

L’instinct de survie

Vous savez écrire, c’est un état, un choix de vie. On ne peut pas s’en passer et tout notre apprentissage des gens, des événements et de la vie en général passe par la plume. On a besoin d’écrire pour faire le point, analyser, évacuer, affirmer et s’épanouir. Ce n’est pas toujours facile et c’est même souvent, douloureux. Mais c’est une flamme. Un engagement. Un don de soi. Un geste de tendresse et d’amour. C’est une onde qui passe, qui nous attrape et nous envahit. On ne peut s’y soustraire. On choisit de s’y coller, d’en épouser les desseins et ont s’en porte toujours mieux.

Faire un don d’organe, c’est aussi un don d’amour. Qui s’en est occupé pour que ses organes soient disponibles pour d’autres à leur mort? Je suis malheureusement certaine que très peu d’entre vous ont signé leur carte d’assurance maladie du Québec. Tant et aussi longtemps que tous nos organes font leur job… et le font bien, on s’en fout. Mais on devrait peut-être s’y attarder quelques minutes.

Nous ne connaissons pas le drame d’avoir à faire un effort pour respirer. D’avoir à compter ses pas pour ne pas fatiguer outre mesure son coeur malade. Pour souhaiter, avant de se coucher, qu’on se réveillera le lendemain. La santé est un acquis, de façon telle qu’on  n’en prend même plus conscience, ni ne l’apprécie davantage. 

J’ai eu l’idée d’écrire sur le sujet parce que l’instinct de survie m’intrigue énormément. Parfois, l’épuisement ou le découragement nous font penser qu’il ne vaut plus la peine de se battre, qu’il est souhaitable d’abandonner. 

Mon livre La mémoire du coeur, c’est le combat de la Vie. C’est le positif dans l’épreuve. C’est avoir envie de vivre et tout faire pour que tous ceux qui y contribuent puissent en être remerciés. On y parle de Vie, on y parle de don, on y parle de reconnaissance. On y traite aussi de donner au suivant. Mais, vous y trouverez aussi de la fidélité, de la pérennité. Dans un monde où tout est éphémère et où chaque geste et engagement sont souvent à court terme, de désirer parler de ce qui dure, de ce qui survie, de ce qui se transmet d’une journée à la suivante, d’un monde à l’autre, c’est rassurant. Ça donne un sens au moment présent. 

 

Éternel célibataire, avide de pouvoir et orgueilleux, Guillaume Cloutier est un homme dont l’enfance difficile l’a forgé en adulte égocentrique et l’a amené à se battre chaque jour pour maintenir son indépendance.  Flatté par son succès social d’aujourd’hui, il se croit invincible. 

Mais sa vie bascule quand il est confronté à la maladie, à la faiblesse, à la dépendance : pour survivre, il doit subir une greffe de coeur. Il perd totalement le contrôle sur sa vie et suite à sa transplantation, d’étranges rêves et sensations le troublent. 

Le monde de l’invisible s’invite maintenant dans son quotidien. 

Définitivement, il deviendra différent, mais est-ce en mieux ou en pire ?  Saura-t-il trouver un quai avant de sombrer ?

Je vous laisse le découvrir ici:

http://plein-de-livres.com/la-memoire-du-coeur/

 

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Les synonymes dans ma vie

Les synonymes ont des sens semblables, mais la richesse du français réside exactement dans les nuances merveilleuses de la signification de chacun des mots de notre langue maternelle. La différence de sens entre deux mots synonymes est parfois si subtile qu’on ne s’attarde pas à cette nuance, et l’on pense pouvoir remplacer l’un par l’autre, sans hésiter. Les gens les placent dans la même sauce et intervertissent leur utilisation sans état d’âme. Souvent, ils extrapolent même leur sens véritable pour leur usage. Je ne jette pas la pierre à personne, car j’ai opté parfois pour ce stratagème, peut-être tout simplement parce que cela servait mon propos. Par exemple, j’ai pris souvent des libertés de sens pour les mots succès et réussite, ayant la certitude personnelle que leur sens est très différent, alors qu’ils sont synonymes. Voyons ensemble ce qu’il en est.

Réussite ou succès?

Dans les définitions d’Antidote, pour succès, on donne cette définition: «Devenir populaire pour ce que l’on a accompli. Tentative fructueuse de séduction». Pour réussite, Antidote donne plutôt cette définition: «Résultat favorable de quelque chose». Dans un premier temps, il semble donc que les mots réussite et succès pourraient être remplacés l’un par l’autre puisqu’ils signifient tous les deux avoir accompli et/ou réalisé quelque chose dans sa vie. Pourtant, ils m’apparaissent bien différents. Et c’est là que commence notre travail personnel sur la façon de voir les mots et de les choisir.

Selon moi, hormis le sens réel que leur attribuent les dictionnaires, je considère que la réussite est personnelle, en rapport avec soi-même, selon nos objectifs de vie et le résultat de notre travail: la réussite de sa vie, la réussite de quelqu’un. Le succès est plus social, davantage en rapport à des barèmes de performance plus ou moins arbitraires: le succès d’une entreprise, d’un produit. Je dirais de plus que la réussite perdure dans le temps alors que le succès est souvent éphémère.

La réussite contient un «mérite» quelque part, une légitimité qui retourne vers soi. Le succès est plus social, demande plus l’assentiment d’autrui. Le succès me semble plus matériel, plus aléatoire, moins redevable à soi-même en entier. Dans notre travail, le succès est rarement dû à nous seulement, on le doit souvent au travail d’équipe, ou à l’orientation d’une tache qu’on nous a attribuée. On ressent la victoire pour la réussite tout comme pour le succès. Mais être fier pour un dépassement de soi pour avoir relevé un défi ou quitté sa zone de confort est toujours plus satisfaisant qu’un succès «matériel» ou une reconnaissance populaire. À tout le moins, je parle pour moi.

L’estime de soi

Je sais que j’ai beaucoup grandi depuis mes 20 ans. J’ai appris beaucoup, parfois avec dureté et difficulté, voire avec douleur. Mais je suis très fière de ce que je suis devenue aujourd’hui. J’ai toujours affirmé que réussir dans la vie et réussir sa vie sont deux choses totalement différentes. Car on ne fait pas appel aux mêmes impératifs ni aux mêmes règles. Et j’ai la certitude que le bonheur est toujours en rapport avec notre estime de soi et que celle-ci est redevable à nos réussites personnelles. Alors s’il faut courir après l’assentiment social ou la reconnaissance au travail pour se sentir heureux, on ouvre le flanc à une grande part de frustration et de déception. Et naissent alors des moments de colère, d’amertume ou de souffrance qui détruisent notre bienêtre et déséquilibre notre vie entière. Tout simplement parce qu’on a omis de travailler à notre estime de soi. Je ne parle pas de succès, ni de performance sociale, mais simplement du plaisir d’avoir fait mieux qu’hier, d’avoir rempli ses propres objectifs. Connaître la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de nouveau, de beau, de bien. Pas nécessairement plus, mais mieux. Et c’est face à soi-même qu’on peut le mesurer. Seulement face à soi-même. C’est la clé.

 Cessons donc de vouloir l’assentiment d’autrui à tout prix. Essayons de ne pas avoir besoin en absolu que quelqu’un nous dise que c’est très bien ce que l’on fait pour en apprécier le résultat. Il faut avoir une satisfaction personnelle d’avoir fait ce qu’il se doit, d’avoir relevé un défi, d’avoir bien fait son travail. Le reste est arbitraire et hors de notre contrôle. Soyons fiers de nous-mêmes, heureux d’être là où nous sommes, avec ceux qui partagent notre vie. Sinon, prenons les mesures nécessaires pour créer les changements qui nous apporteront la satisfaction et la joie dans notre travail. Le bonheur est nécessaire dans la vie. On y a tous droit. Il faut juste se permettre d’y toucher, ici, maintenant.

«Vise toujours la réussite, et oublie le succès.»
Hélène La Hayes

Le confort de l’écriture

L’écriture, on s’entend, est une démarche intellectuelle. Ainsi, si je parle de confort en écriture, il s’agit exactement d’une «situation de bienêtre psychologique». Et c’est précisément l’état que je ressens quand je parle de confort en écriture. C’est le moment présent qui s’enchante, qui me donne l’impression d’être exactement à la bonne place, au bon moment. Comme si je m’assoyais avec un bon livre, devant un feu de foyer et un bon café. Du pur bonheur. Eh bien! l’écriture pour moi, c’est ce bienêtre, ces moments de contentement où souvent j’écris avec le sourire, parce que les mots me viennent naturellement, coulent hors de moi avec une facilité désarmante. C’est mon confort. C’est mon plaisir et mon bonheur.

C’est pourquoi lorsque la difficulté ou l’interrogation poursuit ma plume, alors je suis un peu désarçonnée. J’essaie de ne pas me laisser trop toucher par un sentiment d’échec, je continue tout de même à aligner les mots, les paragraphes et les pages, essayant de retrouver la certitude du chemin nouveau, patiemment. Mais ce n’est pas toujours facile. Et la seule et unique façon de ne pas sombrer, c’est de continuer. Ne pas arrêter d’écrire. Car je l’ai fait: j’ai essayé d’arrêter, de prendre une pause et d’analyser ce qui se passait quand on piétine, qu’on cherche le filon. Et croyez-moi. À part avoir le sentiment d’être nulle, on n’y arrive pas vraiment. Du moins, c’est mon expérience personnelle.

Car il est certain qu’il y a autant de solutions, de chemins et de façons de faire qu’il y a d’arbres sur cette terre. Chacune, chacun trouve sa voie, c’est la beauté de la chose. Mais quand le silence s’annonce, perdure et s’installe, c’est troublant. Et on aurait tellement envie de tout faire sauter. De ne plus voir les jours se succéder sans goûter la satisfaction des pages noircies. Alors, on aurait tellement le goût de dire, donc d’écrire, n’importe quoi. Et c’est peut-être, justement, ce qu’il faudrait faire. Mais on n’ose pas. On se refuse à ce saut dans le vide. Et c’est ici qu’est le piège du confort. Comme si on était convaincu qu’il y a des routes qu’il ne faut pas emprunter. Comme si on avait la certitude de ne pas avoir le droit de tenter l’impossible. Mais c’est faux. Le piège c’est précisément la certitude. Rien n’est certain. Tout est possible.

Mais, derrière la plume, il y a l’humain. Il y a cette femme qui prend habituellement ses aplombs dans la vie pour ne pas sombrer. Qui s’assure d’avoir le pied solide, la route déblayée et les bagages prêts. Et c’est peut-être le combat perpétuel de l’écriture, car l’écriture, qu’est-ce que c’est sinon le contrepoids à l’habitude? Le désir d’exploiter le rêve et l’impossible? L’écriture, c’est aussi la possibilité d’exploser la raison pour rendre la beauté quotidienne et installer le confort dans chaque minute de notre vie.

C’est mon désir le plus profond à chaque fois que je m’installe Pour écrire un mot et vous le partager.

Crédit photos: Pixabay

État

Écrivaine ou auteure?

IMG_9930Quand on veut devenir écrivain et qu’on est née dans une famille relativement pauvre, dont les parents n’ont pas eu la vie facile, où les livres sont presque absents à part le journal du jour, laissez-moi vous dire qu’on se croit d’abord bien prétentieux de vouloir écrire. Les écrivains sont une classe qui me semblait bien loin de mon quotidien. D’ailleurs, d’avoir l’audace de croire que je puisse porter un jour ce titre « Écrivain », c’était beaucoup d’orgueil de ma part. J’ai d’ailleurs toujours dit que j’étais une auteure, un peu gênée de me nommer écrivaine. Pour moi, il y a comme quelques marches importantes entre les deux.

Mais qu’importe. Une seule chose est certaine, je voulais écrire. Seuls les mots me permettent de me sentir heureuse, fière de moi, contente et ravie, voire rassasiée. Les mots sont mes complices. J’ai toujours voulu m’en faire des amis et ce, dès mon tout jeune âge. Je suis d’ailleurs partie très tôt avec mes valises pour écrire. Mais la vie en a décidé autrement pour moi. Voir ma biographie sur mon blogue ici. Mais ne nous écartons pas du sujet. L’important c’est d’écrire, qu’importe le nom qu’on s’attribue, l’image a peu d’importance. La vie c’est d’y croire. Point final. Cesser de vouloir l’assentiment d’autrui. Chacun et chacune a le droit de croire en soi, en sa capacité, en son rêve, en son projet de vie. Qu’importe ce que les autres en diront. S’ils doutent, c’est leur problème.

Nous avons le devoir de réaliser nos rêves. De permettre à l’étincelle de la vie de créer un projet d’existence qui nous soit propre, qui détienne notre couleur et nos rêves. Et surtout, nous avons le devoir de les mettre en chantier. Car l’essentiel c’est la route que nous empruntons, c’est le chemin que nous traversons pour ajouter chacune des pierres de notre construction. La vie, c’est ça, l’édification de notre rêve, la couleur qu’on applique sur chaque dessein de notre imagination.

Pour ma part, il s’agit de la tendresse des mots, le mystère de l’intrigue, la consonance des images qui s’invitent dans mon imaginaire et qui s’amusent à rendre mon quotidien agréable et musical. Tout pour créer un monde meilleur dans chaque instant de ma vie et d’en partager la folie avec joie et plaisir.

Crédit image: Pixabay.

Le pouvoir des mots

Retrouvez ici mon texte sur Le pouvoir des mots, sur le blogue Plein de livres des Productions Luca ainsi que les textes de quelques autres auteurs. Nous aimons écrire, nous aimons lire, nous aimons rêver. Mais pour écrire, il faut aussi aimer profondément les mots, en connaître la force et la beauté mais aussi le pouvoir. Et peut-être, à votre tour, vous laisserez-vous bercer par leur musique, leur magie. Parce que Pour écrire un mot, il faut d’abord et avant tout, oser…

Crédit image: Pixabay.

http://plein-de-livres.com/le-pouvoir-des-mots/

4 trucs essentiels pour écrire ?

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Tu rêves d’écrire? Un roman? Une nouvelle? Une biographie? Un blogue? Tu ne sais pas comment t’y prendre? Tu ne crois pas avoir le talent d’écrire? Tu ne sais pas par où commencer. Laisse-moi te donner 4 trucs infaillibles.

 

 

  1. Tu rêves d’écrire? Alors, fais-le. Jette-toi à l’eau.
  2. Par où commencer? Par écrire.
  3. Le talent d’écrire, c’est quand tu ne peux te passer d’écrire pour être heureux.
  4. Ne laisse personne te faire croire que tu n’y arriveras pas.

Comment écrire un roman ?

Je n’ai pas l’intention de vous offrir des recettes, des trucs ou un cours 101 sur l’art d’écrire un roman. Non! Il y a plein d’auteurs, de blogues et de sites qui vous donnent tout ce dont vous avez besoin, s’il vous manque des connaissances et de la maîtrise de l’écriture. C’est d’ailleurs ainsi, pour ma part, que j’ai appris ce qui me faisait défaut, pour me donner l’assurance d’aller plus loin. Alors, pourquoi le titre: Comment écrire un roman?

Parce qu’on est à l’ère de l’ABC et parce que partout on trouve des méthodes, des règles, des façons de faire. Et parce que moi aussi j’ai tellement recherché les réponses à cette question sur Internet. Et qu’il m’a fallu des années pour comprendre que le véritable chemin est bien différent pour chacun et chacune. Et que l’essentiel, c’est de trouver son propre chemin.

Pourquoi écrire un roman?

J’ai eu envie de savoir comment écrire un roman pendant des années. J’ai donc fait beaucoup de recherches, fouillant pour trouver des règles, des méthodes. J’ai tant cherché la réponse à cette question, pensant que j’étais malvenue et inappropriée dans le « métier ». Pendant des années, j’ai lu, j’ai relu, j’ai étudié plein de textes et de livres dans cet ordre d’idée, essayant de trouver la « bonne façon de faire ». J’ai trouvé beaucoup de pistes. J’ai appris de nouvelles connaissances. Mais toutes mes démarches ne me lançaient pas dans l’action. J’avais toujours peur, je ne savais pas trop quel sujet traiter, comment et par où commencer. Tous mes apprentissages ne me donnaient pas plus la certitude de mon habileté à écrire un roman. Et mes écrits continuaient à dormir, ma plume à paresser et mon esprit à me murmurer: je n’ai pas le talent pour écrire.

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Puis, un matin, je me suis posée simplement cette question: Pourquoi écrire un roman? Et une réponse toute simple s’est formée dans mon esprit: parce que j’en rêve. Et voilà, tout était dit. J’avais le rêve d’écrire, d’écrire un roman, de devenir une auteure. J’en ai rêvé toute ma vie. Et un jour, j’ai décidé que les rêves existaient parce qu’il fallait les réaliser. Et tout simplement, je me suis mise à écrire. Alors Règle numéro 1: Tu rêves d’écrire? Alors, fais-le.

 

 

Par où commencer?

Par où commencer? Par écrire. N’importe quoi. N’importe où. Là. Maintenant. Pour ma part, j’attendais d’avoir l’histoire parfaite, prévue dans tous ses détails, avec tous les personnages nécessaires. Autrement, je croyais que je ne pouvais pas écrire un roman. Mais parfois, tout se construit sur un seul personnage, sur un sentiment, sur une sensation, sur un événement et un lieu ou à partir d’un seul paragraphe. L’important c’est d’écrire. La chronologie, le plan, l’intrigue viendra plus tard si tu ne l’as pas au départ. Mais à attendre le moment parfait, on passe complètement à côté de l’événement d’écrire.

Alors, par où commencer? Par écrire. Un titre, un personnage, une phrase, un paragraphe, une page. Puis, une idée vous traverse: écrivez-la. Mettre sur papier, comme un brainstorming, ce qui vous vient en tête relativement à une histoire, pêle-mêle s’il le faut. À ce stade, c’est peu important. L’histoire, c’est comme une autre étape. Ne pas s’empêcher d’écrire en attendant « l’inspiration ». C’est un peu un grand mythe que de croire que tous les écrivains pondent leur roman dans un ordre linéaire. On ne crée pas un roman sans écrire. Alors, à vos papiers ou à vos claviers! Et gardez toujours, à un bout de bras, crayon et papier, ou téléphone, ou tablette, ou ordinateur, vous permettant de prendre des notes. Même et surtout sur votre table de nuit. On ne sait jamais quand une bonne idée vous assaillira et fera toute la différence.

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Alors Règle no 2: Par où commencer? Par écrire. N’importe quoi. N’importe où. Là. Maintenant.

Qu’est-ce que le talent d’écrire?

« Je pense que je n’ai pas le talent d’écrire. » Cette pensée est destructrice et bien stérile. Car, qu’est-ce que le talent d’écrire? D’abord, j’avais lu quelque part que si on avait l’impression d’exister profondément quand on travaillait les mots, c’était que nous devions le faire. Écrire me rendait heureuse, alors pourquoi m’en passer? Je me suis appliquée, j’ai suivi des cours, j’ai appris des techniques, je me suis munie de ressources (dictionnaires, grammaires, guides et correcteurs, etc.) et je me suis mise à la tâche. J’ai participé à des concours d’écriture, écrit plusieurs manuscrits et j’y ai trouvé beaucoup de satisfaction et de fierté.

Il y a toujours quelqu’un qui rabattra votre joie, votre fierté. La jalousie ou la méchanceté étant bien présente dans ce monde, pourquoi s’attarder à ces commentaires négatifs qui nous brûlent les ailes? Et il faut bien se le dire, aujourd’hui nous sommes trop souvent enclins à critiquer et à blâmer. Et étrangement, nous prenons très peu de temps à féliciter et encourager notre entourage (sauf pour les enfants, évidemment).

Pour ma part, j’ai décidé que ce serait autrement. J’ai décidé d’être heureuse et satisfaite de ma vie et j’avais du bonheur à écrire. Alors j’ai arrêté d’en parler, de le souhaiter, de l’espérer et je l’ai fait! Et maintenant, je suis tellement contente d’avoir réalisé mon rêve. J’aime vraiment la place que prend maintenant l’écriture dans ma vie.

Règle no 3: Se répéter, sans cesse, que le talent d’écrire, c’est quand tu ne peux te passer d’écrire pour être heureux.

Trouver ses fans et ses mentors

Ne laisser personne vous décourager. Écrire est minoritaire. Donc, ceux qui comprennent ce désir le sont aussi. Et vous seul savez combien les mots vous parlent et vous sont essentiels. Alors, à quoi bon essayer d’avoir l’assentiment et la compréhension de la majorité? Ce n’est sûrement pas ce qui vous permettra d’écrire un roman. Mais d’avoir des complices, des gens qui vous aiment et vous encouragent — ou même qui ne tentent pas de vous en dissuader, c’est déjà beaucoup — c’est comme l’eau qui rafraîchit sur un parcours très chaud, difficile et exigeant.

Rien ne vous empêche de trouver des blogues ou des sites web d’écrivains ou d’auteurs qui correspondent à vos goûts de lecture. Il y a des chances que leur démarche vous parle également. La plupart des gens qui écrivent sont généreux et partagent bien des trucs et des méthodes utiles pour un projet d’écriture. Donnez-vous quelques heures par semaine pour votre apprentissage et l’autocollecte de données nécessaires à l’acte d’écrire.

Règle no 4: Ne laisse personne te faire croire que tu n’y arriveras pas!

Parce que pour écrire un mot il faut sans conteste d’abord y croire, ensuite prendre le temps d’écrire maintenant et découvrir quelle belle liberté nous offre la création. Bonne écriture!

Crédit image: Pixabay.

Et vous, quelles sont vos règles pour écrire ? Partagez avec nous en laissant un commentaire.

Entre parenthèses


Voilà, j’ai enfin débloqué dans mon écriture. En fait, on s’attarde parfois sur un détail, on veut décider là, maintenant d’une bagatelle qui n’a pas une importance capitale et qu’on peut laisser en suspens. Alors voilà comment j’ai décidé de régler mon problème.

 

La panne

La panne… pas d’inspiration, mais la panne dans le règlement d’un problème, d’un détail de l’intrigue. Du moins, dans l’étape où je suis actuellement, c’est-à-dire pour mon premier jet. Exemple: Je ne sais pas si la scène aura lieu chez la mère de mon personnage ou chez lui. Retourne-t-il aujourd’hui ou demain à la maison? Avant la scène, j’inscris entre parenthèses: (LIEU: à déterminer). Point. On continue. ET… sur ma liste À FAIRE, j’inscris (chapitre 12, Lieu à déterminer) et si j’ai des arguments pour un ou pour l’autre de ces choix, je vais dans mes OUTILS POUR ÉCRIRE de ce roman, j’ouvre une nouvelle page, et faisant cette référence (chapitre 12, LIEU), j’y inscris mes arguments pour un et pour l’autre choix. Ma liste À FAIRE du roman en cours, je la lis chaque jour, j’y songe régulièrement, parallèlement à mon écriture. Et à un moment donné, je trouve, je décide et je corrige le tout.

Premier jet

Pour un premier jet, l’important n’est pas le détail, mais de savoir si mon histoire se tient. Uniquement. Si elle vaut le détour. Si les personnages et l’intrigue sont crédibles. Le premier jet, c’est un PREMIER jet. Alors, peu importe les détails, que ce soit beau, bien écrit, juste et logique, qu’importe, c’est comme un test des personnages, une épreuve pour savoir si le terrain est praticable. Et il faut aller jusqu’au bout, même si on ne sait pas trop où se situe la ligne d’arrivée. On trouvera bien en chemin. Sinon, bien on inscrira à la fin, entre parenthèses : Fin à déterminer.

Quand j’ai fini le premier jet, je le sais. Alors je recommence l’écriture, je réécris, je relis. Je m’interroge sur les petits détails, je questionne tout et rien. Je corrige. Je peaufine. Et toutes mes hésitations, mes détails non élaborés avec une note entre parenthèses, je les règle. J’ai bloqué pendant plusieurs mois, parce que je croyais que le détail sur lequel je me butais au chapitre 12 devait être réglé tout de suite. Alors que non. Jamais. Même si je sais que lorsque je le trouverai, il m’obligera probablement à changer plein d’autres détails des chapitres précédents, selon le choix que je retiendrai. Mais il n’était pas obligatoire à cette étape.

Écrire sans discontinuer

J’ai compris que le « détail » ne devait en aucun cas m’arrêter d’écrire. C’est ce que j’ai vraiment compris. Continuer. Coûte que coûte. Régler les détails, plus tard. Quand mon premier jet sera fini. Par exemple, actuellement, je suis à écrire le chapitre 18. Et j’ai trois éléments en suspens dans la trame. Voici comment je les ai inscrits dans le manuscrit: 1) (Rêve du personnage « X ». Sujet: Souvenir de son chien. 2) (Écrire l’histoire du personnage « Y » à son emploi). 3) (Description du lieu physique de l’appartement du personnage « Z »). Comme chaque description est extrêmement importante parce qu’elle fait partie de l’histoire du personnage et doit apporter certains détails sur la personnalité de celui-ci, vaut mieux attendre si on ne trouve rien de probant ou de signifiant. Ça, je le faisais depuis longtemps, pour les descriptions dans le premier jet. Mais pour le reste, je m’obligeais toujours à trouver les détails de l’intrigue. Jusqu’à maintenant, tout s’était toujours bien passé. Sauf cette fois-ci, dans ce roman, au chapitre 12. J’ai compris que ce n’est pas toujours nécessaire de tout savoir à ce stade-ci. Quitte à revenir avant la fin si ça nous fatigue trop.

L’idée, c’est de ne pas s’arrêter en cours de route. Jamais. Il faut écrire. Une description. Un rêve. Un chapitre. Mais écrire. Toujours. Sans pause. Voilà la grande découverte de mes « vacances ». Des vacances à la retraite? me direz-vous? Faut le faire! Eh oui. Ce sont quelques semaines dans l’année où je n’écris plus, ou peu. Ou je lis, je me prélasse, je fais la grasse matinée. Quelques semaines seulement, l’été.

Je suis vraiment contente d’avoir réglé mon petit problème. Et j’avais le goût de vous le partager. Et c’est reparti! J’ai repris le collier, la plume, le clavier… Pour écrire un mot

Crédit image: Pixabay.

À votre tour d’écrire… laissez-moi vos commentaires.

Pour écrire un mot

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