L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Archives de la catégorie ‘Communauté’

Top 5 pour créer la magie

Je suis de celles qui refusent de rendre sa journée tristounette. Il faut que j’aie le goût de me lever le matin, voire plus, que j’en aie absolument besoin. J’aime mettre de la magie dans ma vie. Et plus je vieillis, plus je privilégie mes propres choix en ce sens. J’aurais voulu qu’on me dise cela plus tôt. Je l’ai découvert à force des années, cherchant la sérénité. Comment? Cinq règles élémentaires, faciles, accessibles à tous. Mais la seule obligation: Décider, appliquer et s’y tenir. Et ça marche. Ma vie est remplie de magie maintenant. Voici mes 5 règles:

1. Choisir la joie
2. Vivre sa propre vie
3. Qui m’aime me suit
4. Le verre à moitié plein
5. Qu’est-ce qui vous anime?

Choisir la joie
Dans la vie, il existe plein de routes qui s’offrent à nous. On peut travailler dur, bosser sans arrêt, faire ce qu’il faut, toujours et sérieusement. Et puis, on peut créer du plaisir dans le moment présent. Juste prendre le temps de se sourire. Oui, SE sourire. Prenez quelques minutes, souriez et respirez profondément en souriant. Tout simplement, juste pour vous. Maintenant, faites-le. Obligez-vous à le faire plusieurs fois par jour. Même s’il n’y a aucune raison de sourire dans votre vie actuellement, laissez le bien-être décider de revenir vous fréquenter. Et le sourire deviendra une habitude. Alors, vous verrez, la vie aura une tout autre couleur. Essayez. Vous m’en direz des nouvelles.

Vivre sa propre vie
Avec la vogue des réseaux sociaux, on a la possibilité de partager le quotidien d’une foule de gens, plus ou moins proches de nous. Et souvent, on oublie la réalité. On partage des moments artificiels, d’apparence avec les autres sur Twitter, Facebook, Pinterest et tous les autres. On trouve que Untel a tellement de la chance, que Unetelle est toujours belle et bien mise, que cette famille a donc l’air heureuse et satisfaite. Pendant ce temps, on oublie de saluer notre conjoint qui arrive, d’accueillir notre enfant qui vient nous faire un câlin, tout spontanément, tout comme on ne prend plus la peine de caresser minou ou pitou qui vient chercher sa dose d’amour. Les téléphones ou les tablettes deviennent notre façon de vivre. Ou du moins, ce qu’on y voit devient notre référence sur ce qui doit être dans notre vie. Cesser de créer dans votre imaginaire LA façon de vivre qui devrait être la plus belle et la meilleure parmi toutes celles que vous voyez sur le Web. Votre vie est unique, elle est là présentement et vous devez la vivre maintenant, avec les événements qui sont les vôtres. Cessez d’attendre l’approbation de tous et vivez votre propre vie avec toute la fougue et l’amour que vous voulez. Vous êtes le maître de votre existence. Go!

Qui m’aime me suit
«Oui, mais, je me retrouverai seule si je fais ce que j’ai envie de la façon qui me plaît. Et si ceux que j’aime ne me comprennent pas?» Et bien, assoyez-vous quelques minutes et écoutez: si ceux que vous aimez ne comprennent pas, expliquez-leur. Il ne faut pas oublier que tout le monde a peur du changement. Ensuite, faites confiance. Ceux qui vous aiment vraiment vont comprendre et vous suivre, sans retenue. Sinon, c’est qu’ils ne vous aiment pas vraiment. C’est qu’ils aiment plutôt ce qu’ils sont avec vous. La vie c’est aussi ça: choisir. Il faut parfois décider d’élaguer nos relations et écarter ceux qui nous empêchent de bien vivre. La vie est courte. Alors, choisissez correctement ceux avec qui vous avez envie de partager chaque moment de cette existence. Le chemin a aussi la couleur de ceux qui partagent notre route. Ne perdez pas votre temps avec ceux qui n’ont pas le goût de vous suivre.

Le verre à moitié plein
La vie peut être bien monotone ou devenir une aventure extraordinaire. C’est chacune et chacun qui choisit la couleur qu’il veut donner à sa vie. Et si ce n’est pas le cas pour vous, alors stop! Arrêtez-vous deux minutes et répondez à ces questions. Qu’est-ce qui vous empêche d’avancer? Pourquoi ne trouvez-vous pas la force et le courage de recommencer, de changer de route? Qu’est-ce qui vous empêche de dire NON? Ouf! Difficile hein? Alors, prenons ça autrement: si vous croyez que la vie est sérieuse et qu’il faut travailler dur pour arriver à ses fins, vous avez raison. Mais si vous croyez que c’est difficile d’arriver à ses fins parce que la vie est trop dure et injuste, alors il faut changer un peu le bout de votre lorgnette. Ce qui est ne changera pas. Du moins, pas en criant Lapin! Mais ce que vous pouvez changer radicalement, c’est votre façon de voir les choses. C’est beaucoup plus joli et agréable de voir le verre à moitié plein, d’abord. Ensuite, les écueils seront là tout de même, mais vous sourirez et vous aurez tout ce qu’il faut pour les vaincre et résoudre les problèmes s’il y a lieu. Le soleil est beaucoup plus charmant que les jours de pluie.

Qu’est-ce qui vous anime?
Finalement, en cours de route, il est essentiel de ne pas perdre de vue ce qui vous anime dans la vie. Quels sont vos rêves? Quelle belle priorité auriez-vous le goût de privilégier tout au long de votre parcours? Quelle route vous attire le plus? Cherchez, choisissez et osez. Dans la vie, on a toujours le choix. Il est certain qu’il faut parfois accepter des conséquences plus ou moins faciles de nos choix, mais on a toujours le choix. Et choisir, c’est se privilégier, s’aimer, se faire confiance. La liberté, c’est ce qui m’a toujours animé, m’anime encore et m’animera toujours. J’en retire une grande satisfaction, une fierté et un respect de moi-même qui me donnent le goût tous les jours de continuer, de me lever avec enthousiasme le matin et de ne jamais avoir assez de temps pour tout faire ce que j’ai envie de vivre.

Maintenant, à vous de jouer. Mettez de la magie dans vos vies. Une journée à la fois. Souriez. Vivez pleinement votre propre vie. Partagez chaque jour avec des gens qui vous méritent. Choisissez le verre à moitié plein. Trouvez ce qui vous anime, découvrez vos rêves et laissez-vous le droit de vivre et de bien vivre. Que vos vies soient pleines de magie, maintenant et toujours.

Crédit images: Pixabay

Publicités

#MOIAUSSI

« J’apprends à me tenir debout »
(Fred Pellerin)

L’intimidation existe par le silence et l’indifférence des alentours. Oui, parfois, c’est parce que l’on a peur d’intervenir. Je n’en doute même pas. Mais ce sont des valeurs de solidarité et d’empathie qui nous permettent d’intervenir et la peur prend l’bord! Mais ces valeurs sont tristement à l’agonie aujourd’hui. C’est à chacun pour soi. Et c’est alors que le pouvoir et les abus prennent le dessus. Ce n’est pas un hasard qu’un peu partout au monde naissent des dirigeants de droite, complètement disjonctés qui se croient investis d’une légitimité du peuple. Ces égocentriques sans respect et dictateurs dangereux ont la certitude que le monde a besoin d’eux. Et c’est le silence, la peur et l’indifférence de tous qui font vivre ces abominations.

Les mouvements #Metoo #Moiaussi instigués par l’affaire Weinstein des É.-U. ont éveillé la majorité silencieuse… enfin. Personnellement, je n’ai pas subi d’agressions physiques, mais en tant que femme, j’ai subi pendant ma vie des milliers de fois ces discours misogynes, ou ces conversations à double sens teintées d’un discours sexuel, ces remarques sur l’apparence sexy des femmes, sur les performances du lit la veille, et j’en passe…

Et quand, comme moi, on trouve cela déplacé, malaisant et même choquant, on se tait parce que tout le monde autour en rajoute ou ne se gêne pas d’en rire allègrement. Ou pire, on regarde, on écoute, en silence, même quand quelqu’un est ciblé. Tu te crois trop matante parce que tu n’aimes pas ça. Tu crois que c’est toi qui n’es pas dans l’coup!

Quand on est convaincue, comme moi, que ce genre de discours n’a pas sa place en société, que la sexualité est du domaine privé et qu’on n’a pas envie d’en faire étalage ni de partager celle d’autrui sur la place publique, on se sent très seule. Car la mode est aux Occupation double ou Seul et tout nu de ce monde qui fracassent des records d’audience ou au livre 50 nuances de Grey qui essaie de nous faire croire que la vie c’est ça!

Alors qu’on ne s’étonne pas du silence qui entoure l’intimidation et les agressions. Mais #Moiaussi nous fait enfin réaliser qu’on n’a pas besoin d’être d’accord avec tout notre entourage dans la vie. Que la solidarité, l’empathie et la justice sont des valeurs essentielles pour changer notre monde et en faire un lieu où il fait bon vivre. Il faut aussi, à l’instar de Fred Pellerin, « Apprendre à se tenir debout » et ne plus laisser qui que ce soit fixer des règles inquiétantes qui nous déplaisent. C’est ce que je nous souhaite à tous et à #Moiaussi.

INFO:
Lignes ressources sans frais, partout au Québec:
Abus et intimidation: 1-866-532-2822
Agressions sexuelles: 1-888-933-9007.

Crédit images: Pixabay.

Mes 12 meilleures lectures et pourquoi?

(Par ordre de découverte)

Lire est pour moi une besoin vital, une façon de ressentir la vie par toutes les perspectives possibles. Écrire est essentiel pour moi mais lire fait partie de mon quotidien. Quelques jours sans côtoyer un autre auteur me rend triste, assoiffée, incomplète. Lire fait partie de l’air que je respire. Lire est nécessaire à mon accomplissement et ma sérénité. Je vous partage donc mes plus grandes découvertes et mes lectures sacrées.

Bonheur d’occasion de Gabrielle ROY. À 17 ans, j’y ai reconnu ma classe sociale et j’y ai compris toute sa noblesse et sa grandeur.

Pieds nus dans l’aube de Félix LECLERC. Mon premier vrai contact avec la poésie et quelle poésie! On y ressent plus que des émotions, on y découvre bien davantage que des valeurs. On sent, on entend, on voit tout ce que Félix nous dévoile. Un maître pour tous les auteurs.

Shogun de James CLAVEL. Pour son exotisme, sa richesse, sa beauté, son authenticité. Pour ses valeurs d’honneur et de grand respect. Pour une belle découverte de l’histoire du Japon.

Jonathan Lévingston Le Goéland de Richard BACH. Pour sa grande liberté, autant dans l’écriture que dans le propos.

L’homme rapaillé de Gaston MIRON. Pour l’amour et le respect de l’Homme et du pays et sa grande beauté littéraire.

L’euguélionne de Louky BERSIANIK. Pour sa densité dans la vérité et son grand humour. Pour l’éveil en moi du sens d’être femme. Pour les centaines d’heures merveilleuses de discussions que ce livre a provoquées entre mon amie et moi.

Le pouvoir? Connais pas! de Lise PAYETTE. Pour mon éveil politique et surtout pour la politique québécoise fait réellement au féminin et la véritable sociale démocratie.

Harry Potter, la série de J. K. ROWLING. Pour sa belle folie, son originalité et pour le « peut-être ».

L’épée de vérité Série fantasy de Terry GOODKIND. Pour son extraordinaire philosophie de vie et sa grande sagesse. Après plusieurs années, je suis encore émue à relire certains extraits.

Le siècle, trilogie de Ken FOLLET. Pour sa modernité, pour la grandeur mais aussi la petitesse du monde contemporain qu’on y découvre. Mais surtout, pour la justesse de son analyse humaine.

IQ 84 de Haruki MURAKAMI. Pour la beauté et le grand plaisir de se laisser habiter par les personnages et leur vision étrange. Pour son écriture inusité et déstabilisante. Mon coup de coeur des dernières années à titre d’auteure.

Pour que tienne la terre de Dominique DEMERS. Pour la beauté qu’on y retrouve, sa pleine tendresse, son grand discours du silence. Des personnages plus grands que nature. Cette plume m’a profondément touchée et réconciliée avec la race humaine. Ces mots m’ont habitée pendant plusieurs semaines. De la grande littérature québécoise.

La Malbaie, Juin 2017

Populiste et fière de l’être

« Lutte pour un idéal et quand bien même tu mènerais des combats de Don Quichotte cela en vaudrait toujours la peine (…).
Sois gardienne de ta dignité autant que celle des autres.
L’injustice et le mal se progagent dès que les gens de bien renoncent.
La vraie laideur consiste à faire semblant et à tolérer l’ignoble. »
(Marc Lévy, tiré de Une autre idée du bonheur).

Pour tous ceux qui disent que les romans sont  inutiles et insipides et pour ces critiques pédants qui méprisent l’auteur Marc Lévy et ses collègues tellement populaires, parce qu’ils sont catalogués populistes, cet extrait est à méditer. Si ces quelques mots de Marc Lévy ne sont pas dignes d’une oeuvre « littéraire » universelle, vous êtes vraiment (chers critiques) de mauvaise foi.

Je suis une auteure, mais surtout une lectrice, une citoyenne, une mère, une amie populiste et très fière de l’être. Il y a quelques mois, au Québec, il semblait qu’être féministe était une tare à fuir à tout prix. Plein de femmes s’y sont laissées prendre et c’est dommage. Mais depuis quelques années, il en est de même du concept populiste. Tout intellectuel qui se respecte, tout universitaire ou lettré de ce monde fuit à toutes jambes l’étiquette « populiste ». Car on lui accole aujourd’hui une qualité de simpliste, de facilité, d’insipidité.

Pour ma part, je suis née d’un père ouvrier, d’une mère au foyer et je ne renierai jamais cette origine et toute la grandeur d’âme qu’elle m’a apprise. Je suis née à la basse-ville de Québec, dans un beau petit village nommée dans mon enfance Québec-Ouest et qui est devenu avec les années Ville de Vanier. Je connais des dizaines et des dizaines de personnes issues de ce milieu populiste qui sont aujourd’hui de grandes personnes. Le sens péjoratif qu’on donne au populisme vient davantage d’une catégorie de gens qui sont obtus et prennent leur vie et leur vérité comme étant la balise du monde. On a réduit le populisme à l’imbécillité! Alors que je connais, probablement tout comme vous, des gens diplômés qui sont d’une idiotie gênante. Donald Trump, aux États-Unis en est un bon exemple. Mais, il faut comprendre que tout ce qui naît du milieu ouvrier n’est pas nécessairement idiot. Et tout ce qui naît de la classe dirigeante ou des intellectuels, n’est pas nécessairement intelligent et sage. C’est le gros bon sens. Et Monsieur et Madame Tout le monde, sachez que je suis très fière de ce gros bon sens issu de mes origines. Je crois y avoir reçu de belles valeurs, de beaux enseignements.

Et je n’ai aucunement honte de mes lectures, même si elles n’ont pas la cote. Pour moi, la littérature, c’est ce qui m’émeut autant par la facture du livre que son contenu et l’imagerie qu’elle suscite chez moi. C’est le lecteur qui fait le livre. Nous, « populistes », nous pouvons avoir raison, ne vous en déplaisent, chers critiques et chers intellectuels pédants.

Comme disait si bien René Lévesque:
« Méfiez-vous des gens qui disent aimer le peuple mais
qui détestent tout ce que le peuple aime… »

Délivrez-nous de la résilience

Depuis quelques années, la résilience est à toutes les sauces. Mais d’abord, laissez-moi vous dire qu’une personne résiliente mérite notre respect puisqu’elle vit des moments catastrophiques dans sa vie, qu’elle ne se laisse pas abattre, qu’elle réussit à se relever et à continuer. Là n’est pas mon propos. Mais, je trouve que l’on sur-utilise ce mot dans la vie. Et malheureusement, il perd ainsi de sa valeur réelle et devient banal, tout comme l’événement en lui-même.

Selon Le Robert Dixel pour iPad, voici la définition que l’on y retrouve de « résilience »:

résilience [ʀeziljɑ̃s] nom féminin
(famille de résilier)
1. phys. Valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal.
2. psych. Capacité à surmonter les chocs traumatiques.

Selon Wikipédia, la résilience désigne « la capacité pour un corps quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. »

Personnellement, je préfère cette dernière définition.

Au travail et à tous les niveaux de la société, dans les groupes professionnels et au sein de différentes organisations, on abuse du mot « résilience ». On l’utilise partout et dans tous les contextes, c’est devenu plus qu’un mot, c’est un concept en soi. Et je pense qu’il est devenu un terme bouche-trou.

La résilience, c’est d’abord et avant tout la capacité de sortir indemne et plus fort des situations traumatiques qui traversent notre vie. C’est beaucoup plus qu’une simple adaptation au changement. Mais c’est le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui dans le milieu du travail. On veut même nous faire croire que la résilience est l’adaptation au stress.

Aujourd’hui, les travailleuses et les travailleurs vivent au quotidien les surplus de travail, les pressions exagérées à produire toujours davantage dans un temps de plus en plus court, quand ce n’est pas littéralement « faire plus avec moins ». Félicitons haut et fort les plus dociles qui survivent! On les dit « résilients ». Alors, la résilience commence à perdre son sens premier « d’adaptation suite à un traumatisme ». À moins que le travail soit devenu un traumatisme constant? Ce qui n’est peut-être pas tout à fait idiot…

Mais revenons à nos moutons: et si leur résilience était un piège?

Et si leur résilience était une façon de nous contrôler? De nous faire croire que s’adapter à tout prix était la seule façon de prouver notre compétence et notre intelligence?

Et si cette résilience était, pour les patrons, la façon de créer un monde avec seulement les plus dociles, les individus aptes à se laisser-faire, à tout accepter, à se laisser mener par le bout du nez de l’ambition maladive de certains dirigeants?

L’apprentissage (ou le mérite…) d’un travail, ne devrait pas être une capacité de faire face à tous les abus et mal gérance de l’organisation d’une l’entreprise. Aujourd’hui on coupe des postes, on distribue les ajouts de tâches parmi les travailleurs, on ne remplace plus les congés ou les absences et on exige de tous de la « résilience ». Mais le sens réel, le sens premier et le sens intelligent du mot « résilience » est celui-ci: « La capacité pour un corps quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. » Alors qu’en dites-vous? Et si nous retrouvions tous notre propriété initiale et refusions d’être résilient?

Et si on créait un mouvement anti-résilience? Si on ré-apprenait à dire NON, nos milieux de travail retrouveraient peut-être leur côté humain? Je dirais même plus: C’est en refusant les aberrations politiques et sociales que nous vivons ces temps-ci que notre société retrouvera le gros bon sens et que nous redonnerons naissance à un milieu de vie sain et harmonieux où il fait bon vivre. Mais, vous et moi, allons-y à échelle humaine, à notre dimension individuelle, chacune et chacun, dans notre vie personnelle.

Aujourd’hui, cessons de croire bêtement que la résilience doit être présente partout et toujours. Parfois, il faut s’insurger à tout prix au lieu d’être résilient. Comme le disait si bien Jean-Paul Sartre: « Être libre,c’est savoir dire non ».

ET VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS? LAISSEZ-MOI VOS COMMENTAIRES.

 

Les enfants, une raison de vivre?

Depuis plusieurs semaines, cette phrase sur les enfants circule sur Facebook:

« (…) On leur a donné la vie, ils nous ont donné une raison de vivre. » Je ressens toujours un malaise lorsque je lis ou j’entends ce genre de phrase. Car mes enfants ne sont pas ma vie, même si je donnerais la mienne pour eux. Ils ne sont pas tout ce qui a un sens dans l’univers ni ma raison de vivre. Mais ils ont ajouté un sens à ma vie, une couleur toute nouvelle. Une façon d’être et de vivre axée sur la vie, sur l’essentiel.

Aussitôt que j’ai eu le désir d’être mère mais surtout dès la naissance de mon premier enfant, toute ma vie a changé. Chaque pensée qui traversait mon esprit était analysée scrupuleusement en moi, car je voulais toujours savoir si j’y croyais vraiment, si c’était une valeur profonde en moi-même ou simplement une façon de penser « acceptée » par la société. Mais surtout, je m’interrogeais pour savoir si j’y croyais assez pour la partager à mes enfants. J’avais un désir profond de rechercher les valeurs qui en valaient la peine et de les mettre au centre de mon univers pour les partager avec ma nouvelle famille. C’était comme redonner une raison de vivre à la vie. Tout simplement. Et je les remercie pour ce cadeau.

Quand on interview des femmes d’affaires et qu’on leur demande qu’elles sont leurs plus belles réalisations, elles commencent majoritairement par répondre: ma fille ou mon fils ou mes enfants. D’emblée. Ensuite, elles se permettent de parler boulot. Pour plusieurs, et principalement au masculin, on croit que c’est une faiblesse. Et je crois que c’est pourtant tellement une force extraordinaire. Car d’être mère, relativise bien des choses. Cela nous permet de voir l’essentiel, de prendre le temps de prendre le temps, de se faire confiance et de foncer. Croire et avancer. Voilà ce que m’a apportée ma belle marmaille. Plein de projets de vie, une façon d’être et de penser différentes. Un sens du partage et de la communauté, une intention de douceur et de compassion, un désir profond de changer les choses mais à l’échelle humaine.

Il y a quelques semaines, j’entendais à l’émission Tout le monde en parle de notre télévision nationale, une belle dame dire, au sujet de la conciliation travail-famille (et je paraphrase): « C’est impossible d’atteindre l’équilibre travail-famille. Je gère le déséquilibre ». Quelle trouvaille! J’endosse totalement cette façon de penser. Quand une femme a des enfants, elle est continuellement en recherche d’une « meilleure façon d’être et de faire les choses ». Nous n’avons jamais assez de temps, assez de patience. On se sent toujours coupable de quelque chose. Ça nous empoisonne tellement la vie!

Alors, cessons donc de toujours vouloir faire plus. Faisons « bien » le moment présent, courtisons le maintenant. Assumons nos choix d’aujourd’hui, vivons pleinement avec nos enfants. « Gérons le déséquilibre » avec amour. Le reste: croyez-moi, ça n’a pas d’importance! Ou si peu…

QU’EN PENSEZ-VOUS? LAISSEZ-MOI VOS COMMENTAIRES.

La chaleur de la jeunesse

Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour mon coeur de mère. La semaine dernière, deux de mes fils ont été impliqués dans des situations dangereuses. Pendant plusieurs heures, j’étais inquiète, je me sentais impuissante. Même s’ils sont adultes, qu’ils n’habitent plus la maison familiale, le lien avec mes enfants est encore aussi fort. Mon inquiétude ne tiédit pas vraiment. Je croyais que la distance ou les années allaient mitiger ce sentiment d’inquiétude envers eux. Mais le cordon ombélical existe toujours, comme si on ne coupait pas ce cordon ombélical mais qu’on l’étirait, (dixit Rose-Aimée). Mais, voyez-vous, même s’ils sont tous adultes maintenant, je me sens incapable de me dissocier totalement de leur vie.

Pourquoi ce lien est-il si fort? Pourquoi l’inquiétude ne baisse jamais d’intensité, même lorsque nos enfants sont des adultes et vivent désormais leur vie? Pourquoi vit-on presque par procuration quelquefois la carrière de nos enfants, leurs expériences, leurs bons coups? Comment ne pas influer trop sur leur vie, afin qu’ils fassent leurs propres choix et ne perdent pas un temps inutile à vouloir satisfaire leur entourage (entendre ici, souvent la famille). Comment leur donner des ailes au lieu de les attacher au bord du nid, de peur qu’ils se perdent? Comment laisser notre coeur de parents vivre ses propres angoisses, ses inexorables peurs et ne pas les transmettre à notre progéniture? Comment créer une saine relation d’adultes entre parents et enfants?

Mon principal souci est de ne pas vouloir créer une relation d’obligation ou de devoir. Je ne souhaite qu’une relation tendre, complice et nourrissante des deux côtés. Mais plus on vieillit comme parent, plus on voit dans les yeux de nos enfants ce constat qu’ils font en eux-mêmes: « Mes parents vieillissent ». Et je ne voudrais surtout pas qu’ils se sentent responsables de nous, de notre vie à mon mari et moi. Comme parents, nous avons décidé de créer une famille, de mettre de beaux enfants au monde. De partager leur vie, leurs exploits, leurs espoirs, mais aussi leurs échecs et leurs souffrances. Mais rien d’extraordinaire dans tout cela: c’est le rôle des parents. Nos enfants ne nous doivent rien pour ce que nous avons choisi, cette noble mission de parents. Nous avons mené ce rôle autant pour notre propre bien-être que pour le leur. Alors, que se passe-t-il vraiment comme relation adulte entre parents et enfants, égal à égal? Ou plutôt, que devrait-il se passer?

Personnellement, j’essaie de tout mon coeur, d’être généreuse de moi-même et de mes connaissances, d’être respectueuse des choix de chacun autour de moi, de vivre en partage. Ce n’est pas toujours facile et c’est un engagement journalier. J’ai travaillé très fort dans ma vie pour atteindre une belle sérénité. Aujourd’hui, elle m’habite la plupart du temps. Alors, oui, j’aime la partager. Mais j’aime aussi recevoir des autres leurs croyances, leurs parcours et leurs connaissances.

J’aime passionnément la diversité, la différence et l’originalité lorsqu’elles sont vécues avec fougue et amour. Et chacun de mes enfants a trouvé son créneau, sa spécificité, sa route et tout un réseau humain pour partager sa vie. Mes enfants sont de belles personnes. Ils croient en la vie, l’amour, la générosité, la responsabilité. Ils sont souvent différents des autres et leur originalité individuelle me comble. Je suis tellement fière des adultes qu’ils sont devenus.

Que demander de plus? Peut-être souhaiter que chaque journée, chaque minute de leur vie soient remplies de joie, de tendresse, de chaleur, de sérénité et d’accomplissement. Que chaque instant vécu soit pour eux une manne de bonheur. Rien de moins!

« C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » Georges Bernanos(1)

(1) http://www.maphilo.net/citations.php?cit=4608

ET VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS? LAISSEZ-MOI VOS COMMENTAIRES CI-DESSOUS.

kathleen brassard

Auteure thriller policier

Pour écrire un mot

L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Ado 4v1

Rêver en marchant, accepter le changement.

Mots en Bulle

L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

crastinette & co

Chez Crastinette, procrastinez en toute liberté !

Actu Du Noir (Jean-Marc Laherrère)

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James Crumley (Le dernier baiser)

Jeux de mots et d’images

Le blogue personnel de Clément Laberge

L'Écriturien

« Épouse le présent, ne te marie jamais avec le passé. »

Une liseuse & des polices

Quelles polices installer sur une liseuse ?

EmOtionS - Blog littéraire

Chroniques, interviews, salons, classements... Romans noirs, thrillers, polars, SF, fiction...

Les Tribulations de Coco

Lecture, Running, Tricot mais pas que ...

Le fil rouge

Les livres qui font du bien

Julie lit au lit

Art de lire & Alphabétisation

lacavernedupolar.wordpress.com/

le blog des passionnés de polar

Les Mots clairs

Je vous aide à mieux écrire.

Julie les bons mots

Chroniqueuse, jeune auteur en herbe, Lifestyle et Toulousaine

Madame lit

Des livres québécois et d'ailleurs -Blogue littéraire

%d blogueurs aiment cette page :