L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

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4 trucs essentiels pour écrire ?

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Tu rêves d’écrire? Un roman? Une nouvelle? Une biographie? Un blogue? Tu ne sais pas comment t’y prendre? Tu ne crois pas avoir le talent d’écrire? Tu ne sais pas par où commencer. Laisse-moi te donner 4 trucs infaillibles.

 

 

  1. Tu rêves d’écrire? Alors, fais-le. Jette-toi à l’eau.
  2. Par où commencer? Par écrire.
  3. Le talent d’écrire, c’est quand tu ne peux te passer d’écrire pour être heureux.
  4. Ne laisse personne te faire croire que tu n’y arriveras pas.

Comment écrire un roman ?

Je n’ai pas l’intention de vous offrir des recettes, des trucs ou un cours 101 sur l’art d’écrire un roman. Non! Il y a plein d’auteurs, de blogues et de sites qui vous donnent tout ce dont vous avez besoin, s’il vous manque des connaissances et de la maîtrise de l’écriture. C’est d’ailleurs ainsi, pour ma part, que j’ai appris ce qui me faisait défaut, pour me donner l’assurance d’aller plus loin. Alors, pourquoi le titre: Comment écrire un roman?

Parce qu’on est à l’ère de l’ABC et parce que partout on trouve des méthodes, des règles, des façons de faire. Et parce que moi aussi j’ai tellement recherché les réponses à cette question sur Internet. Et qu’il m’a fallu des années pour comprendre que le véritable chemin est bien différent pour chacun et chacune. Et que l’essentiel, c’est de trouver son propre chemin.

Pourquoi écrire un roman?

J’ai eu envie de savoir comment écrire un roman pendant des années. J’ai donc fait beaucoup de recherches, fouillant pour trouver des règles, des méthodes. J’ai tant cherché la réponse à cette question, pensant que j’étais malvenue et inappropriée dans le « métier ». Pendant des années, j’ai lu, j’ai relu, j’ai étudié plein de textes et de livres dans cet ordre d’idée, essayant de trouver la « bonne façon de faire ». J’ai trouvé beaucoup de pistes. J’ai appris de nouvelles connaissances. Mais toutes mes démarches ne me lançaient pas dans l’action. J’avais toujours peur, je ne savais pas trop quel sujet traiter, comment et par où commencer. Tous mes apprentissages ne me donnaient pas plus la certitude de mon habileté à écrire un roman. Et mes écrits continuaient à dormir, ma plume à paresser et mon esprit à me murmurer: je n’ai pas le talent pour écrire.

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Puis, un matin, je me suis posée simplement cette question: Pourquoi écrire un roman? Et une réponse toute simple s’est formée dans mon esprit: parce que j’en rêve. Et voilà, tout était dit. J’avais le rêve d’écrire, d’écrire un roman, de devenir une auteure. J’en ai rêvé toute ma vie. Et un jour, j’ai décidé que les rêves existaient parce qu’il fallait les réaliser. Et tout simplement, je me suis mise à écrire. Alors Règle numéro 1: Tu rêves d’écrire? Alors, fais-le.

 

 

Par où commencer?

Par où commencer? Par écrire. N’importe quoi. N’importe où. Là. Maintenant. Pour ma part, j’attendais d’avoir l’histoire parfaite, prévue dans tous ses détails, avec tous les personnages nécessaires. Autrement, je croyais que je ne pouvais pas écrire un roman. Mais parfois, tout se construit sur un seul personnage, sur un sentiment, sur une sensation, sur un événement et un lieu ou à partir d’un seul paragraphe. L’important c’est d’écrire. La chronologie, le plan, l’intrigue viendra plus tard si tu ne l’as pas au départ. Mais à attendre le moment parfait, on passe complètement à côté de l’événement d’écrire.

Alors, par où commencer? Par écrire. Un titre, un personnage, une phrase, un paragraphe, une page. Puis, une idée vous traverse: écrivez-la. Mettre sur papier, comme un brainstorming, ce qui vous vient en tête relativement à une histoire, pêle-mêle s’il le faut. À ce stade, c’est peu important. L’histoire, c’est comme une autre étape. Ne pas s’empêcher d’écrire en attendant « l’inspiration ». C’est un peu un grand mythe que de croire que tous les écrivains pondent leur roman dans un ordre linéaire. On ne crée pas un roman sans écrire. Alors, à vos papiers ou à vos claviers! Et gardez toujours, à un bout de bras, crayon et papier, ou téléphone, ou tablette, ou ordinateur, vous permettant de prendre des notes. Même et surtout sur votre table de nuit. On ne sait jamais quand une bonne idée vous assaillira et fera toute la différence.

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Alors Règle no 2: Par où commencer? Par écrire. N’importe quoi. N’importe où. Là. Maintenant.

Qu’est-ce que le talent d’écrire?

« Je pense que je n’ai pas le talent d’écrire. » Cette pensée est destructrice et bien stérile. Car, qu’est-ce que le talent d’écrire? D’abord, j’avais lu quelque part que si on avait l’impression d’exister profondément quand on travaillait les mots, c’était que nous devions le faire. Écrire me rendait heureuse, alors pourquoi m’en passer? Je me suis appliquée, j’ai suivi des cours, j’ai appris des techniques, je me suis munie de ressources (dictionnaires, grammaires, guides et correcteurs, etc.) et je me suis mise à la tâche. J’ai participé à des concours d’écriture, écrit plusieurs manuscrits et j’y ai trouvé beaucoup de satisfaction et de fierté.

Il y a toujours quelqu’un qui rabattra votre joie, votre fierté. La jalousie ou la méchanceté étant bien présente dans ce monde, pourquoi s’attarder à ces commentaires négatifs qui nous brûlent les ailes? Et il faut bien se le dire, aujourd’hui nous sommes trop souvent enclins à critiquer et à blâmer. Et étrangement, nous prenons très peu de temps à féliciter et encourager notre entourage (sauf pour les enfants, évidemment).

Pour ma part, j’ai décidé que ce serait autrement. J’ai décidé d’être heureuse et satisfaite de ma vie et j’avais du bonheur à écrire. Alors j’ai arrêté d’en parler, de le souhaiter, de l’espérer et je l’ai fait! Et maintenant, je suis tellement contente d’avoir réalisé mon rêve. J’aime vraiment la place que prend maintenant l’écriture dans ma vie.

Règle no 3: Se répéter, sans cesse, que le talent d’écrire, c’est quand tu ne peux te passer d’écrire pour être heureux.

Trouver ses fans et ses mentors

Ne laisser personne vous décourager. Écrire est minoritaire. Donc, ceux qui comprennent ce désir le sont aussi. Et vous seul savez combien les mots vous parlent et vous sont essentiels. Alors, à quoi bon essayer d’avoir l’assentiment et la compréhension de la majorité? Ce n’est sûrement pas ce qui vous permettra d’écrire un roman. Mais d’avoir des complices, des gens qui vous aiment et vous encouragent — ou même qui ne tentent pas de vous en dissuader, c’est déjà beaucoup — c’est comme l’eau qui rafraîchit sur un parcours très chaud, difficile et exigeant.

Rien ne vous empêche de trouver des blogues ou des sites web d’écrivains ou d’auteurs qui correspondent à vos goûts de lecture. Il y a des chances que leur démarche vous parle également. La plupart des gens qui écrivent sont généreux et partagent bien des trucs et des méthodes utiles pour un projet d’écriture. Donnez-vous quelques heures par semaine pour votre apprentissage et l’autocollecte de données nécessaires à l’acte d’écrire.

Règle no 4: Ne laisse personne te faire croire que tu n’y arriveras pas!

Parce que pour écrire un mot il faut sans conteste d’abord y croire, ensuite prendre le temps d’écrire maintenant et découvrir quelle belle liberté nous offre la création. Bonne écriture!

Crédit image: Pixabay.

Et vous, quelles sont vos règles pour écrire ? Partagez avec nous en laissant un commentaire.

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Entre parenthèses


Voilà, j’ai enfin débloqué dans mon écriture. En fait, on s’attarde parfois sur un détail, on veut décider là, maintenant d’une bagatelle qui n’a pas une importance capitale et qu’on peut laisser en suspens. Alors voilà comment j’ai décidé de régler mon problème.

 

La panne

La panne… pas d’inspiration, mais la panne dans le règlement d’un problème, d’un détail de l’intrigue. Du moins, dans l’étape où je suis actuellement, c’est-à-dire pour mon premier jet. Exemple: Je ne sais pas si la scène aura lieu chez la mère de mon personnage ou chez lui. Retourne-t-il aujourd’hui ou demain à la maison? Avant la scène, j’inscris entre parenthèses: (LIEU: à déterminer). Point. On continue. ET… sur ma liste À FAIRE, j’inscris (chapitre 12, Lieu à déterminer) et si j’ai des arguments pour un ou pour l’autre de ces choix, je vais dans mes OUTILS POUR ÉCRIRE de ce roman, j’ouvre une nouvelle page, et faisant cette référence (chapitre 12, LIEU), j’y inscris mes arguments pour un et pour l’autre choix. Ma liste À FAIRE du roman en cours, je la lis chaque jour, j’y songe régulièrement, parallèlement à mon écriture. Et à un moment donné, je trouve, je décide et je corrige le tout.

Premier jet

Pour un premier jet, l’important n’est pas le détail, mais de savoir si mon histoire se tient. Uniquement. Si elle vaut le détour. Si les personnages et l’intrigue sont crédibles. Le premier jet, c’est un PREMIER jet. Alors, peu importe les détails, que ce soit beau, bien écrit, juste et logique, qu’importe, c’est comme un test des personnages, une épreuve pour savoir si le terrain est praticable. Et il faut aller jusqu’au bout, même si on ne sait pas trop où se situe la ligne d’arrivée. On trouvera bien en chemin. Sinon, bien on inscrira à la fin, entre parenthèses : Fin à déterminer.

Quand j’ai fini le premier jet, je le sais. Alors je recommence l’écriture, je réécris, je relis. Je m’interroge sur les petits détails, je questionne tout et rien. Je corrige. Je peaufine. Et toutes mes hésitations, mes détails non élaborés avec une note entre parenthèses, je les règle. J’ai bloqué pendant plusieurs mois, parce que je croyais que le détail sur lequel je me butais au chapitre 12 devait être réglé tout de suite. Alors que non. Jamais. Même si je sais que lorsque je le trouverai, il m’obligera probablement à changer plein d’autres détails des chapitres précédents, selon le choix que je retiendrai. Mais il n’était pas obligatoire à cette étape.

Écrire sans discontinuer

J’ai compris que le « détail » ne devait en aucun cas m’arrêter d’écrire. C’est ce que j’ai vraiment compris. Continuer. Coûte que coûte. Régler les détails, plus tard. Quand mon premier jet sera fini. Par exemple, actuellement, je suis à écrire le chapitre 18. Et j’ai trois éléments en suspens dans la trame. Voici comment je les ai inscrits dans le manuscrit: 1) (Rêve du personnage « X ». Sujet: Souvenir de son chien. 2) (Écrire l’histoire du personnage « Y » à son emploi). 3) (Description du lieu physique de l’appartement du personnage « Z »). Comme chaque description est extrêmement importante parce qu’elle fait partie de l’histoire du personnage et doit apporter certains détails sur la personnalité de celui-ci, vaut mieux attendre si on ne trouve rien de probant ou de signifiant. Ça, je le faisais depuis longtemps, pour les descriptions dans le premier jet. Mais pour le reste, je m’obligeais toujours à trouver les détails de l’intrigue. Jusqu’à maintenant, tout s’était toujours bien passé. Sauf cette fois-ci, dans ce roman, au chapitre 12. J’ai compris que ce n’est pas toujours nécessaire de tout savoir à ce stade-ci. Quitte à revenir avant la fin si ça nous fatigue trop.

L’idée, c’est de ne pas s’arrêter en cours de route. Jamais. Il faut écrire. Une description. Un rêve. Un chapitre. Mais écrire. Toujours. Sans pause. Voilà la grande découverte de mes « vacances ». Des vacances à la retraite? me direz-vous? Faut le faire! Eh oui. Ce sont quelques semaines dans l’année où je n’écris plus, ou peu. Ou je lis, je me prélasse, je fais la grasse matinée. Quelques semaines seulement, l’été.

Je suis vraiment contente d’avoir réglé mon petit problème. Et j’avais le goût de vous le partager. Et c’est reparti! J’ai repris le collier, la plume, le clavier… Pour écrire un mot

Crédit image: Pixabay.

À votre tour d’écrire… laissez-moi vos commentaires.

Mes 12 meilleures lectures et pourquoi?

(Par ordre de découverte)

Lire est pour moi une besoin vital, une façon de ressentir la vie par toutes les perspectives possibles. Écrire est essentiel pour moi mais lire fait partie de mon quotidien. Quelques jours sans côtoyer un autre auteur me rend triste, assoiffée, incomplète. Lire fait partie de l’air que je respire. Lire est nécessaire à mon accomplissement et ma sérénité. Je vous partage donc mes plus grandes découvertes et mes lectures sacrées.

Bonheur d’occasion de Gabrielle ROY. À 17 ans, j’y ai reconnu ma classe sociale et j’y ai compris toute sa noblesse et sa grandeur.

Pieds nus dans l’aube de Félix LECLERC. Mon premier vrai contact avec la poésie et quelle poésie! On y ressent plus que des émotions, on y découvre bien davantage que des valeurs. On sent, on entend, on voit tout ce que Félix nous dévoile. Un maître pour tous les auteurs.

Shogun de James CLAVEL. Pour son exotisme, sa richesse, sa beauté, son authenticité. Pour ses valeurs d’honneur et de grand respect. Pour une belle découverte de l’histoire du Japon.

Jonathan Lévingston Le Goéland de Richard BACH. Pour sa grande liberté, autant dans l’écriture que dans le propos.

L’homme rapaillé de Gaston MIRON. Pour l’amour et le respect de l’Homme et du pays et sa grande beauté littéraire.

L’euguélionne de Louky BERSIANIK. Pour sa densité dans la vérité et son grand humour. Pour l’éveil en moi du sens d’être femme. Pour les centaines d’heures merveilleuses de discussions que ce livre a provoquées entre mon amie et moi.

Le pouvoir? Connais pas! de Lise PAYETTE. Pour mon éveil politique et surtout pour la politique québécoise fait réellement au féminin et la véritable sociale démocratie.

Harry Potter, la série de J. K. ROWLING. Pour sa belle folie, son originalité et pour le « peut-être ».

L’épée de vérité Série fantasy de Terry GOODKIND. Pour son extraordinaire philosophie de vie et sa grande sagesse. Après plusieurs années, je suis encore émue à relire certains extraits.

Le siècle, trilogie de Ken FOLLET. Pour sa modernité, pour la grandeur mais aussi la petitesse du monde contemporain qu’on y découvre. Mais surtout, pour la justesse de son analyse humaine.

IQ 84 de Haruki MURAKAMI. Pour la beauté et le grand plaisir de se laisser habiter par les personnages et leur vision étrange. Pour son écriture inusité et déstabilisante. Mon coup de coeur des dernières années à titre d’auteure.

Pour que tienne la terre de Dominique DEMERS. Pour la beauté qu’on y retrouve, sa pleine tendresse, son grand discours du silence. Des personnages plus grands que nature. Cette plume m’a profondément touchée et réconciliée avec la race humaine. Ces mots m’ont habitée pendant plusieurs semaines. De la grande littérature québécoise.

La Malbaie, Juin 2017

Pour écrire un mot

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Ado 4v1

Rêver en marchant, accepter le changement.

Mots en Bulle

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Actu Du Noir (Jean-Marc Laherrère)

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James Crumley (Le dernier baiser)

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