L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Archives de la catégorie ‘Choisir’

L’instinct de survie

Vous savez écrire, c’est un état, un choix de vie. On ne peut pas s’en passer et tout notre apprentissage des gens, des événements et de la vie en général passe par la plume. On a besoin d’écrire pour faire le point, analyser, évacuer, affirmer et s’épanouir. Ce n’est pas toujours facile et c’est même souvent, douloureux. Mais c’est une flamme. Un engagement. Un don de soi. Un geste de tendresse et d’amour. C’est une onde qui passe, qui nous attrape et nous envahit. On ne peut s’y soustraire. On choisit de s’y coller, d’en épouser les desseins et ont s’en porte toujours mieux.

Faire un don d’organe, c’est aussi un don d’amour. Qui s’en est occupé pour que ses organes soient disponibles pour d’autres à leur mort? Je suis malheureusement certaine que très peu d’entre vous ont signé leur carte d’assurance maladie du Québec. Tant et aussi longtemps que tous nos organes font leur job… et le font bien, on s’en fout. Mais on devrait peut-être s’y attarder quelques minutes.

Nous ne connaissons pas le drame d’avoir à faire un effort pour respirer. D’avoir à compter ses pas pour ne pas fatiguer outre mesure son coeur malade. Pour souhaiter, avant de se coucher, qu’on se réveillera le lendemain. La santé est un acquis, de façon telle qu’on  n’en prend même plus conscience, ni ne l’apprécie davantage. 

J’ai eu l’idée d’écrire sur le sujet parce que l’instinct de survie m’intrigue énormément. Parfois, l’épuisement ou le découragement nous font penser qu’il ne vaut plus la peine de se battre, qu’il est souhaitable d’abandonner. 

Mon livre La mémoire du coeur, c’est le combat de la Vie. C’est le positif dans l’épreuve. C’est avoir envie de vivre et tout faire pour que tous ceux qui y contribuent puissent en être remerciés. On y parle de Vie, on y parle de don, on y parle de reconnaissance. On y traite aussi de donner au suivant. Mais, vous y trouverez aussi de la fidélité, de la pérennité. Dans un monde où tout est éphémère et où chaque geste et engagement sont souvent à court terme, de désirer parler de ce qui dure, de ce qui survie, de ce qui se transmet d’une journée à la suivante, d’un monde à l’autre, c’est rassurant. Ça donne un sens au moment présent. 

 

Éternel célibataire, avide de pouvoir et orgueilleux, Guillaume Cloutier est un homme dont l’enfance difficile l’a forgé en adulte égocentrique et l’a amené à se battre chaque jour pour maintenir son indépendance.  Flatté par son succès social d’aujourd’hui, il se croit invincible. 

Mais sa vie bascule quand il est confronté à la maladie, à la faiblesse, à la dépendance : pour survivre, il doit subir une greffe de coeur. Il perd totalement le contrôle sur sa vie et suite à sa transplantation, d’étranges rêves et sensations le troublent. 

Le monde de l’invisible s’invite maintenant dans son quotidien. 

Définitivement, il deviendra différent, mais est-ce en mieux ou en pire ?  Saura-t-il trouver un quai avant de sombrer ?

Je vous laisse le découvrir ici:

http://plein-de-livres.com/la-memoire-du-coeur/

 

Publicités

La beauté

Je n’ai jamais été du genre de femmes qui font se retourner les hommes sur leur passage. Mais j’ai envié ces jolies filles plus souvent qu’à mon tour. Je me comparais souvent à ces beautés qu’un rien habillait, qui se donnaient du style et de la classe, juste avec un accessoire qui sonnait faux sur moi. J’ai tellement désiré devenir ce type de femme resplendissante. J’ai tant voulu être autrement. 

Mais le temps m’a appris que l’apparence est souvent trompeuse. Que la beauté n’est pas toujours là où on pense qu’elle est. Mais surtout, la vie m’a appris qu’il faut se trouver belle pour l’être vraiment. Et cela n’a rien à voir avec l’apparence. Tout le monde connaît cette vérité de Antoine de Saint-Exupéry: «L’essentiel est invisible pour les yeux.» Alors pourquoi, dans notre quotidien et notre vie ne l’applique-t-on pas? Pourquoi cherche-t-on à plaire à tout prix? Probablement parce que la solitude nous fait peur. 

Une fois devenue adulte, j’ai revu plusieurs de ces filles «parfaites» que j’ai tant enviées et leur devenir n’était franchement pas mieux que le mien. Pour plusieurs, il était difficile et compliqué. Alors, j’ai dû revoir mes critères et chercher une autre façon d’être satisfaite de ma vie.

J’ai toujours cru et je le crois encore, que j’ai une belle vie. J’aime ce que je suis et encore plus, j’aime ce que je suis devenue. Je trouve la vie belle et bonne pour moi. Et je vais vous dire une chose: je suis belle et je me sens belle. Qu’importe ce qu’autrui en pense. J’ai travaillé fort pour créer cette harmonie en moi. J’ai cru en moi, même si, pendant longtemps, j’ai été la seule à y croire. 

La beauté c’est tellement plus que des traits harmonieux. Et c’est encore mieux que ce que nous renvoie le regard des autres. Sachez être vous-même pour vous-même. Rien n’est plus satisfaisant que de se faire plaisir. Se donner du bon temps. Se prouver qu’on en vaut la peine et que chaque minute que l’on prend pour soi est un beau moment. Car il nous appartient en propre. Il fait partie de notre histoire. Il fait partie de la beauté du monde.

La Beauté nous rend heureux. Osons choisir des moments de beauté dans notre vie de tous les jours. Sans attendre la permission. Sans vouloir que tous soient d’accord. Un petit geste à la fois. Et la beauté naîtra avec abondance. Il suffit d’y croire. D’être libre d’embrasser la route qui s’apparente à notre couleur. Libre de choisir.

Top 5 pour créer la magie

Je suis de celles qui refusent de rendre sa journée tristounette. Il faut que j’aie le goût de me lever le matin, voire plus, que j’en aie absolument besoin. J’aime mettre de la magie dans ma vie. Et plus je vieillis, plus je privilégie mes propres choix en ce sens. J’aurais voulu qu’on me dise cela plus tôt. Je l’ai découvert à force des années, cherchant la sérénité. Comment? Cinq règles élémentaires, faciles, accessibles à tous. Mais la seule obligation: Décider, appliquer et s’y tenir. Et ça marche. Ma vie est remplie de magie maintenant. Voici mes 5 règles:

1. Choisir la joie
2. Vivre sa propre vie
3. Qui m’aime me suit
4. Le verre à moitié plein
5. Qu’est-ce qui vous anime?

Choisir la joie
Dans la vie, il existe plein de routes qui s’offrent à nous. On peut travailler dur, bosser sans arrêt, faire ce qu’il faut, toujours et sérieusement. Et puis, on peut créer du plaisir dans le moment présent. Juste prendre le temps de se sourire. Oui, SE sourire. Prenez quelques minutes, souriez et respirez profondément en souriant. Tout simplement, juste pour vous. Maintenant, faites-le. Obligez-vous à le faire plusieurs fois par jour. Même s’il n’y a aucune raison de sourire dans votre vie actuellement, laissez le bien-être décider de revenir vous fréquenter. Et le sourire deviendra une habitude. Alors, vous verrez, la vie aura une tout autre couleur. Essayez. Vous m’en direz des nouvelles.

Vivre sa propre vie
Avec la vogue des réseaux sociaux, on a la possibilité de partager le quotidien d’une foule de gens, plus ou moins proches de nous. Et souvent, on oublie la réalité. On partage des moments artificiels, d’apparence avec les autres sur Twitter, Facebook, Pinterest et tous les autres. On trouve que Untel a tellement de la chance, que Unetelle est toujours belle et bien mise, que cette famille a donc l’air heureuse et satisfaite. Pendant ce temps, on oublie de saluer notre conjoint qui arrive, d’accueillir notre enfant qui vient nous faire un câlin, tout spontanément, tout comme on ne prend plus la peine de caresser minou ou pitou qui vient chercher sa dose d’amour. Les téléphones ou les tablettes deviennent notre façon de vivre. Ou du moins, ce qu’on y voit devient notre référence sur ce qui doit être dans notre vie. Cesser de créer dans votre imaginaire LA façon de vivre qui devrait être la plus belle et la meilleure parmi toutes celles que vous voyez sur le Web. Votre vie est unique, elle est là présentement et vous devez la vivre maintenant, avec les événements qui sont les vôtres. Cessez d’attendre l’approbation de tous et vivez votre propre vie avec toute la fougue et l’amour que vous voulez. Vous êtes le maître de votre existence. Go!

Qui m’aime me suit
«Oui, mais, je me retrouverai seule si je fais ce que j’ai envie de la façon qui me plaît. Et si ceux que j’aime ne me comprennent pas?» Et bien, assoyez-vous quelques minutes et écoutez: si ceux que vous aimez ne comprennent pas, expliquez-leur. Il ne faut pas oublier que tout le monde a peur du changement. Ensuite, faites confiance. Ceux qui vous aiment vraiment vont comprendre et vous suivre, sans retenue. Sinon, c’est qu’ils ne vous aiment pas vraiment. C’est qu’ils aiment plutôt ce qu’ils sont avec vous. La vie c’est aussi ça: choisir. Il faut parfois décider d’élaguer nos relations et écarter ceux qui nous empêchent de bien vivre. La vie est courte. Alors, choisissez correctement ceux avec qui vous avez envie de partager chaque moment de cette existence. Le chemin a aussi la couleur de ceux qui partagent notre route. Ne perdez pas votre temps avec ceux qui n’ont pas le goût de vous suivre.

Le verre à moitié plein
La vie peut être bien monotone ou devenir une aventure extraordinaire. C’est chacune et chacun qui choisit la couleur qu’il veut donner à sa vie. Et si ce n’est pas le cas pour vous, alors stop! Arrêtez-vous deux minutes et répondez à ces questions. Qu’est-ce qui vous empêche d’avancer? Pourquoi ne trouvez-vous pas la force et le courage de recommencer, de changer de route? Qu’est-ce qui vous empêche de dire NON? Ouf! Difficile hein? Alors, prenons ça autrement: si vous croyez que la vie est sérieuse et qu’il faut travailler dur pour arriver à ses fins, vous avez raison. Mais si vous croyez que c’est difficile d’arriver à ses fins parce que la vie est trop dure et injuste, alors il faut changer un peu le bout de votre lorgnette. Ce qui est ne changera pas. Du moins, pas en criant Lapin! Mais ce que vous pouvez changer radicalement, c’est votre façon de voir les choses. C’est beaucoup plus joli et agréable de voir le verre à moitié plein, d’abord. Ensuite, les écueils seront là tout de même, mais vous sourirez et vous aurez tout ce qu’il faut pour les vaincre et résoudre les problèmes s’il y a lieu. Le soleil est beaucoup plus charmant que les jours de pluie.

Qu’est-ce qui vous anime?
Finalement, en cours de route, il est essentiel de ne pas perdre de vue ce qui vous anime dans la vie. Quels sont vos rêves? Quelle belle priorité auriez-vous le goût de privilégier tout au long de votre parcours? Quelle route vous attire le plus? Cherchez, choisissez et osez. Dans la vie, on a toujours le choix. Il est certain qu’il faut parfois accepter des conséquences plus ou moins faciles de nos choix, mais on a toujours le choix. Et choisir, c’est se privilégier, s’aimer, se faire confiance. La liberté, c’est ce qui m’a toujours animé, m’anime encore et m’animera toujours. J’en retire une grande satisfaction, une fierté et un respect de moi-même qui me donnent le goût tous les jours de continuer, de me lever avec enthousiasme le matin et de ne jamais avoir assez de temps pour tout faire ce que j’ai envie de vivre.

Maintenant, à vous de jouer. Mettez de la magie dans vos vies. Une journée à la fois. Souriez. Vivez pleinement votre propre vie. Partagez chaque jour avec des gens qui vous méritent. Choisissez le verre à moitié plein. Trouvez ce qui vous anime, découvrez vos rêves et laissez-vous le droit de vivre et de bien vivre. Que vos vies soient pleines de magie, maintenant et toujours.

Crédit images: Pixabay

Le confort de l’écriture

L’écriture, on s’entend, est une démarche intellectuelle. Ainsi, si je parle de confort en écriture, il s’agit exactement d’une «situation de bienêtre psychologique». Et c’est précisément l’état que je ressens quand je parle de confort en écriture. C’est le moment présent qui s’enchante, qui me donne l’impression d’être exactement à la bonne place, au bon moment. Comme si je m’assoyais avec un bon livre, devant un feu de foyer et un bon café. Du pur bonheur. Eh bien! l’écriture pour moi, c’est ce bienêtre, ces moments de contentement où souvent j’écris avec le sourire, parce que les mots me viennent naturellement, coulent hors de moi avec une facilité désarmante. C’est mon confort. C’est mon plaisir et mon bonheur.

C’est pourquoi lorsque la difficulté ou l’interrogation poursuit ma plume, alors je suis un peu désarçonnée. J’essaie de ne pas me laisser trop toucher par un sentiment d’échec, je continue tout de même à aligner les mots, les paragraphes et les pages, essayant de retrouver la certitude du chemin nouveau, patiemment. Mais ce n’est pas toujours facile. Et la seule et unique façon de ne pas sombrer, c’est de continuer. Ne pas arrêter d’écrire. Car je l’ai fait: j’ai essayé d’arrêter, de prendre une pause et d’analyser ce qui se passait quand on piétine, qu’on cherche le filon. Et croyez-moi. À part avoir le sentiment d’être nulle, on n’y arrive pas vraiment. Du moins, c’est mon expérience personnelle.

Car il est certain qu’il y a autant de solutions, de chemins et de façons de faire qu’il y a d’arbres sur cette terre. Chacune, chacun trouve sa voie, c’est la beauté de la chose. Mais quand le silence s’annonce, perdure et s’installe, c’est troublant. Et on aurait tellement envie de tout faire sauter. De ne plus voir les jours se succéder sans goûter la satisfaction des pages noircies. Alors, on aurait tellement le goût de dire, donc d’écrire, n’importe quoi. Et c’est peut-être, justement, ce qu’il faudrait faire. Mais on n’ose pas. On se refuse à ce saut dans le vide. Et c’est ici qu’est le piège du confort. Comme si on était convaincu qu’il y a des routes qu’il ne faut pas emprunter. Comme si on avait la certitude de ne pas avoir le droit de tenter l’impossible. Mais c’est faux. Le piège c’est précisément la certitude. Rien n’est certain. Tout est possible.

Mais, derrière la plume, il y a l’humain. Il y a cette femme qui prend habituellement ses aplombs dans la vie pour ne pas sombrer. Qui s’assure d’avoir le pied solide, la route déblayée et les bagages prêts. Et c’est peut-être le combat perpétuel de l’écriture, car l’écriture, qu’est-ce que c’est sinon le contrepoids à l’habitude? Le désir d’exploiter le rêve et l’impossible? L’écriture, c’est aussi la possibilité d’exploser la raison pour rendre la beauté quotidienne et installer le confort dans chaque minute de notre vie.

C’est mon désir le plus profond à chaque fois que je m’installe Pour écrire un mot et vous le partager.

Crédit photos: Pixabay

#MOIAUSSI

« J’apprends à me tenir debout »
(Fred Pellerin)

L’intimidation existe par le silence et l’indifférence des alentours. Oui, parfois, c’est parce que l’on a peur d’intervenir. Je n’en doute même pas. Mais ce sont des valeurs de solidarité et d’empathie qui nous permettent d’intervenir et la peur prend l’bord! Mais ces valeurs sont tristement à l’agonie aujourd’hui. C’est à chacun pour soi. Et c’est alors que le pouvoir et les abus prennent le dessus. Ce n’est pas un hasard qu’un peu partout au monde naissent des dirigeants de droite, complètement disjonctés qui se croient investis d’une légitimité du peuple. Ces égocentriques sans respect et dictateurs dangereux ont la certitude que le monde a besoin d’eux. Et c’est le silence, la peur et l’indifférence de tous qui font vivre ces abominations.

Les mouvements #Metoo #Moiaussi instigués par l’affaire Weinstein des É.-U. ont éveillé la majorité silencieuse… enfin. Personnellement, je n’ai pas subi d’agressions physiques, mais en tant que femme, j’ai subi pendant ma vie des milliers de fois ces discours misogynes, ou ces conversations à double sens teintées d’un discours sexuel, ces remarques sur l’apparence sexy des femmes, sur les performances du lit la veille, et j’en passe…

Et quand, comme moi, on trouve cela déplacé, malaisant et même choquant, on se tait parce que tout le monde autour en rajoute ou ne se gêne pas d’en rire allègrement. Ou pire, on regarde, on écoute, en silence, même quand quelqu’un est ciblé. Tu te crois trop matante parce que tu n’aimes pas ça. Tu crois que c’est toi qui n’es pas dans l’coup!

Quand on est convaincue, comme moi, que ce genre de discours n’a pas sa place en société, que la sexualité est du domaine privé et qu’on n’a pas envie d’en faire étalage ni de partager celle d’autrui sur la place publique, on se sent très seule. Car la mode est aux Occupation double ou Seul et tout nu de ce monde qui fracassent des records d’audience ou au livre 50 nuances de Grey qui essaie de nous faire croire que la vie c’est ça!

Alors qu’on ne s’étonne pas du silence qui entoure l’intimidation et les agressions. Mais #Moiaussi nous fait enfin réaliser qu’on n’a pas besoin d’être d’accord avec tout notre entourage dans la vie. Que la solidarité, l’empathie et la justice sont des valeurs essentielles pour changer notre monde et en faire un lieu où il fait bon vivre. Il faut aussi, à l’instar de Fred Pellerin, « Apprendre à se tenir debout » et ne plus laisser qui que ce soit fixer des règles inquiétantes qui nous déplaisent. C’est ce que je nous souhaite à tous et à #Moiaussi.

INFO:
Lignes ressources sans frais, partout au Québec:
Abus et intimidation: 1-866-532-2822
Agressions sexuelles: 1-888-933-9007.

Crédit images: Pixabay.

Pour écrire un mot

Écrire

Dessin au crayon de ma fille Caroline Tremblay à l’âge de 16 ans.

L’écriture, c’est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le quoi, le où, le pourquoi et le comment. Libre de choisir.

Écrire. Écrire un mot. Pour choisir d’écrire un mot. Pour l’écriture. Pour les mots. Pour comprendre. Pour l’étude des mots. Pour se laisser bercer. Pour le sens de ce qui arrive aux mots dans leur exploration de la vie. Pour se laisser surprendre. Pour que les mots nous habitent, nous façonnent, nous surprennent. Pour l’étude de l’écriture. Le jour. La nuit. L’été comme l’hiver. Pour donner. Pour me choisir. Pour donner un sens à ma vie.

Et c’est alors que s’inscrivent toutes les découvertes des lettres, des sveltes consonnes et des mots effilés ou grossiers. Les mots pleins de rondeurs ou les lettres tout en hauteur, snobant les émotions, appelant le questionnement ou l’interrogation. Les mots, les phrases, les découvertes en paragraphe, en page ou en chapitre. Et tout se suit, se poursuit, jour après jour, mot après mot.

Pour l’écriture. Pour l’écritude. L’étude de l’écriture. L’analyse des mots. L’espoir du devenir, du sens, des sens. Et l’écriture se pomponne, s’endimanche et ose dire l’histoire avant tout. L’écrivaillon devenant coquet, les mots se coiffent de beauté, de saveur, de tendresse. Chaque rencontre devient l’intrigue. Qui se tisse serrée entre le vrai et l’inventé, entre le beau et le détestable. Un sourire, un rictus, un éclat de rire, un sanglot feutré. Tout peut s’y complaire ou exaspérer. Tout devient vrai ou complètement faux. Tout peut arriver et créer la joie, la surprise, la haine ou la peur. Et c’est avec les mots, les gens, les lieux et les sens que tout se transforme en soi et devant soi. La rencontre évolue et se marie dans une explosion de devenirs: réel, étrange, souhaité, attendu.

L’histoire s’est épanouie, ouvrant ses ailes librement, vers une rencontre unique, la seule qui nourrit la plume, la plus intime et la plus vraie: celle du lecteur, de la lectrice avec les mots. Ce mariage d’amour qui permet la joie. Cette union de vie qui permet l’union du lire et de l’écrire, cette écritude choisie dans l’amour et la folie, le plaisir et la gaité, le contentement de toujours trouver les mots qui nous parlent, nous émeuvent et nous suffisent. Dans le lire. Comme dans l’écriture. Aujourd’hui. Demain. Et toujours.

LAISSEZ MOI UN COMMENTAIRE…

Quel temps fait-il?

IMG_9639« Il est grand temps d’allumer les étoiles » (Guillaume Apolinaire)

Au Québec, la température c’est un peu notre étalon, c’est avec elle qu’on décide de sourire ou non, de chialer ou de se sentir content. Pourtant, nous n’avons aucun contrôle sur ces millimètres de pluie ou de neige. Alors, pourquoi s’y laisser manipuler? Depuis des dizaines d’années, j’ai décidé de ne plus me laisser influencer par la température, même si j’ai encore bien du plaisir – en bonne Québécoise que je suis – à déblatérer sur l’obligation de pelleter qui m’exaspère ou sur le fait que mon souper dehors sur le patio est compromis par cet orage inattendu.

Il est grand temps d’allumer les étoiles, disait Apolinaire. D’arrêter de gratter le bobo, de se complaire dans nos lamentations, dans nos innombrables critiques négatives sur tout. Il est grand temps d’oser regarder vers la lumière, vers l’infini, vers les étoiles. De sourire, de danser, de chanter et de rire. De s’ouvrir à l’autre, à demain, à toujours. Et j’ai comme l’idée que ce souffle de nouveauté nous permettra d’être mieux, d’être beaux, d’être plus!

Être content et heureux

Suffit le temps de la défaite, de l’ennui, du ressentiment. Et si on regardait vraiment vers la beauté! Il y aura toujours de mauvais bougres, des gens amers et jaloux, des pertes d’emplois, des échecs, des maladies et des départs autour de nous. Alors, pourquoi ne pas changer de rive et lorgner les gens heureux? Pourquoi ne pas voir le verre à moitié plein qui aspire à l’amplitude et au trop-plein? Pourquoi ne pas se lever avec le désir absolu de passer une belle journée? Pourquoi ne pas essayer de traverser vers le soleil? Pourquoi ne pas décider d’être content et heureux?

Mais qu’en est-il de ce concept: être content et heureux? Très bonne question. Chacun pourrait donner une réponse différente. Donc, reprenons la question. Pour moi, que veut dire: être content et heureux? Et voilà. Cessons de trouver des définitions au bienêtre et essayons simplement de choisir ce qui est mieux pour nous, ce qui nous attire, ce qui nous fait plaisir. Oui, ce qui nous fait plaisir. Parfois, j’ai l’impression que les gens ont carrément oublié la notion de plaisir. Ce n’est pas « avoir du fun », c’est se sentir en sérénité, d’avoir le sentiment d’être à la bonne place, avec les bonnes personnes. De n’avoir pas envie d’y changer quoi que ce soit.

La plénitude

Alors, si ces prérequis ne sont pas présents dans votre vie, il est temps de vous asseoir et de vous questionner. Car tout le monde a le droit d’être chez soi. C’est comme ça que je résume ce sentiment de plaisir. Avoir l’impression d’être chez soi, à la chaleur, en sécurité, en plénitude. La plénitude, Antidote m’en donne la définition suivante: « État de ce qui est dans sa totalité, dans son intégralité. » C’est tout à fait ça! ¸Être complet, là où il le faut, avec ceux qu’on aime, quand on le veut. Le bonheur. Pas obligatoirement à temps plein, mais il est nécessaire que ce soit dans la grande majorité de votre vie. Même si parfois on passe une mauvaise période, il faut que le bon temps revienne dans notre vie. Sinon, c’est notre vie qui est mauvaise et qu’on doit changer.

Je suis convaincue que tout le monde sait que j’ai raison. On connait tous la vérité de ce que j’écris maintenant. Au fond de soi, on connait la définition d’une bonne vie, et on sait très bien si la nôtre en est une ou non. Le plus difficile ce n’est pas de connaitre la vérité, c’est de la voir telle qu’elle est et de décider si elle nous convient ou non. Et ensuite, si notre vie nous déplait, il faut avoir le courage et la liberté de la changer. Personne ne peut le faire pour soi. Nous sommes les seuls artisans de notre vie. Il faut choisir de vivre. Et surtout, il faut choisir de bien vivre. C’est la seule et unique façon de réussir à donner. Se doter personnellement d’une belle vie. Pleine. Sereine. Satisfaisante.

Et si on allumait … les étoiles? Pour chacun et chacune de nous, tous les jours, avec amour. Sachons voir et regarder aux bons endroits. Là où la vie est belle, savoureuse et nouvelle. Libre de choisir…

Crédit image: Pixabay.

Note de l’auteur: Ce texte m’a été inspiré par la parole d’une jeune femme auteure du blogue Solange te parle. Je vous invite à l’écouter ici: [][] https://youtu.be/qEf-WzzRnGU

Pour écrire un mot

L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Ado 4v1

Rêver en marchant, accepter le changement.

Mots en Bulle

L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

crastinette & co

Chez Crastinette, procrastinez en toute liberté !

Actu Du Noir (Jean-Marc Laherrère)

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James Crumley (Le dernier baiser)

Jeux de mots et d’images

Le blogue personnel de Clément Laberge

L'Écriturien

« Épouse le présent, ne te marie jamais avec le passé. »

Une liseuse & des polices

Quelles polices installer sur une liseuse ?

EmOtionS - Blog littéraire et musical

Chroniques et avis, interviews, salons, classements... Romans noirs, thrillers, polars, SF...

Les Tribulations de Coco

Lecture, Running, Tricot mais pas que ...

Le fil rouge

Les livres qui font du bien

Julie lit au lit

Le blogue de lecture qui redonne à des organismes œuvrant en alphabétisation.

lacavernedupolar.wordpress.com/

le blog des passionnés de polar

Julie les bons mots

Chroniqueuse, jeune auteur en herbe, Lifestyle et Toulousaine

Madame lit

Des livres québécois et d'ailleurs -Blogue littéraire

Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture

"Je ne suis que ce qui me maintient à distance du monde". Thomas Vinau.

%d blogueurs aiment cette page :