L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le Quoi, le Où, le Pourquoi et le Comment. Libre de choisir.

Archives d’Auteur

La liberté

Les balbutiements de ce blogue ont été initiés par une réflexion d’une collègue de travail. Celle-ci détestait son travail, elle en faisait des cauchemars et son moral était au plus bas. Et alors que je lui disais:

— Mais change de travail. Tu mérites de te lever avec plaisir, le matin.

Elle ne cessait de me répéter:

— Je n’aurai jamais le même salaire. Je ne peux pas. Je n’ai pas le choix.

Et là, j’avais juste envie de crier. Car ne pas avoir le choix, c’est complètement autre chose.

Tu n’as pas le choix d’accoucher, quand ton travail est commencé.

Tu n’as pas le choix de sauter d’une falaise, si un loup enragé fonce sur toi et qu’il n’y a aucune autre issue.

Tu n’as pas le choix d’avaler, si tu ne peux régurgiter.

Tu n’as pas le choix d’ouvrir ton parachute, si tu as sauté de l’avion, à moins de vouloir mourir.

Dans ma vie et mes croyances, tu as toujours le choix. Pour moi, la liberté est une richesse rare et précieuse. Comme humain, en Amérique du Nord, nous avons mis des siècles à acquérir cette liberté pour tous. Il ne faudrait pas en perdre l’usage, alors qu’il existe encore tellement d’humains et de territoires aux prises avec toutes les injustices, les peurs et les douleurs qui qualifient leur vie sans liberté.

Je vous invite à lire (ou relire) mon texte «On a toujours le choix», qui a été écrit en 2014. C’est ici.  

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Bêta-lecture

Depuis que j’ai commencé à écrire des romans, j’ai eu recours à une ressource médicale pour deux de mes romans qui contenaient des données de santé. Je voulais ainsi m’assurer que je ne disais pas n’importe quoi. Mais indirectement, j’ai eu des retours sur mon texte et j’ai vraiment apprécié. Depuis ce temps, je jongle avec l’idée de m’adjoindre des partenaires de bêta-lecture.  

Qu’estce qu’un·e bêta-lecteur·

Un·e bêta-lecteur·trice est une personne qui fait des corrections non professionnelles, qui lit un manuscrit avant sa publication. On peut demander une correction grammaticale, syntaxique ou une évaluation du fond de l’histoire, son intrigue et ses personnages. L’entente de lecture se fait entre cette personne et l’auteur·e, selon des besoins et des exigences préétablies. 

Pourquoi des partenaires en bêta-lecture?

Je ne l’ai jamais fait, officiellement, mais je pense bien que pour mon prochain livre, je demanderai de l’aide en bêta-lecture. Non pas pour relever les fautes de mon texte — il y a plein de ressources matérielles parfaites pour cela –, mais particulièrement pour l’évaluation de mon manuscrit sur le fond de mon histoire et sur le ressenti face à sa création. L’objectif est d’avoir un retour honnête et spontané sur la réception du récit. L’histoire vous parle-t-elle? Est-ce que l’intrigue est assez intéressante? Est-ce qu’on a le goût d’aller plus loin? Est-ce que les personnages sont attachants? Dérangeants? Invraisemblables? Fades, inintéressants ou peu crédibles? Y a-t-il des erreurs de chronologie ou des changements en cours de route dans les noms des personnages ou dans les détails du territoire? Des contradictions? Et évidemment, tout en faisant la lecture du manuscrit, si une faute saute aux yeux, si des répétitions, des redondances ou des erreurs flagrantes sont remarquées, l’auteure que je suis souhaiterait qu’on m’en fasse la remarque.

Quand on écrit, il est souhaitable d’avoir un oeil extérieur qui qualifie les descriptions, les événements et les scènes tout comme la force ou la faiblesse des personnages qui font le roman. Quand on est plongé dans cette création, c’est difficile d’être objectif et d’opérer les coupures et les changements nécessaires. Un lecteur extérieur honnête et franc peut faciliter cette opération. Mais le plus difficile est sûrement de trouver ces perles rares qui seront assez motivées pour aider une humble auteure à s’améliorer. Je vais donc me pencher dans les prochains mois sur cette recherche afin de créer une petite équipe partenaire en bêta-lecture.

Décider

«Vous devez entrainer votre intuition — vous devez faire confiance à la petite voix à l’intérieur de vous qui vous indique exactement ce qu’il faut dire, ce qu’il faut décider.» (Ingrid Bergman)

Toute la vie est une immense prise de décision. Chacun·e a rêvé un matin de ne rien décider de la journée, de prendre une pause et de laisser faire. Tout le monde a un jour espéré de tout son coeur, que quelqu’un de fiable lui dise quoi faire, comment le faire et souhaité oublier complètement le pourquoi on doit le faire. Décider, ce n’est pas toujours facile. 

Mais en même temps, on rêve aussi que toutes nos décisions soient les bonnes, qu’on crée des conséquences positives à nos actions et aux événements que l’on crée. Avoir eu la bonne intuition, comme le dit si bien Ingrid Bergman.

Choisir

En écriture, il n’en est pas autrement. Chaque phrase, chaque paragraphe, chaque chapitre d’un roman est truffé de décisions à prendre, simples, complexes, parfois indispensables, même si elles dérangent nos certitudes. Car décider, ce n’est pas être certains·es du résultat. Pas du tout! Décider, c’est choisir le bon mot, le ton particulier, le personnage attachant ou énervant. C’est oser aller dans une direction nouvelle, inhabituelle, surprenante. C’est prendre la liberté avec les mots, tout comme avec l’intrigue de notre histoire. C’est oser choisir l’instinct de notre plume. C’est choisir une route plutôt qu’une autre, quitte à rebrousser chemin et à revenir sur ses pas, par la suite. Mais, devant l’embranchement, il faut choisir, il faut décider.  C’est le défi de l’écriture.

Oser

Dans la vie, comme dans l’écriture, l’hésitation est souvent uniquement motivée par la peur de se tromper. Parce que notre société considère que se tromper est un échec. Pour ma part, je considère que même si on se trompe, il faut être fier d’avoir pris une décision. Car il faut du courage pour choisir, il faut oser avancer dans un chemin personnel, souvent sans balises, sans pistes, à l’aveuglette. Et si au  bout de la route, on rencontre une erreur, il sera toujours temps de rebrousser chemin, de prendre un autre embranchement pour trouver une autre façon de voir. Se tromper, c’est un apprentissage comme un autre. Il faut oser avancer et décider soi-même.

Libre de choisir

J’adore ceux qui osent, qui décident de prendre une décision et d’en assumer toutes les conséquences. Se tromper fait partie de la vie. Se tromper, permet l’apprentissage de ce qu’il ne faut pas faire. Se tromper, permet de trouver ses propres balises, et non, nécessairement, celles qu’on voudrait nous voir prendre. C’est la beauté de la liberté. Mais le jour où on décide, il faut assumer aussi toutes les conséquences de nos décisions. Cela fait aussi partie du processus. 

Dans l’écriture, nos décisions sont parfois bien déstabilisantes quant aux résultats qu’elles génèrent. Car il y a une partie d’éléments dans la création qui est autonome et qui s’impose en soi. On ne comprend pas toujours ce qu’il en est, au moment où ce phénomène surgit. Alors, il faut de la souplesse et de la foi en notre intuition. Le processus d’écriture est rempli de contradictions, d’instabilité, de questionnements. Il faut tout mener de front, ne pas taire ses questions, mais avancer, les yeux bien ouverts. Le moment de décider viendra bien assez tôt et tout s’emboitera comme il se doit.

Se faire confiance, c’est une saveur gratifiante qu’il faut connaitre à tout prix. Goutez au plaisir et à la puissance du simple geste de décider et savourez toute la splendeur de choisir pour soi. Ce sentiment, c’est celui de la satisfaction d’avoir fait ce qu’il faut. Que du bonheur!

L’instinct de survie

Vous savez écrire, c’est un état, un choix de vie. On ne peut pas s’en passer et tout notre apprentissage des gens, des événements et de la vie en général passe par la plume. On a besoin d’écrire pour faire le point, analyser, évacuer, affirmer et s’épanouir. Ce n’est pas toujours facile et c’est même souvent, douloureux. Mais c’est une flamme. Un engagement. Un don de soi. Un geste de tendresse et d’amour. C’est une onde qui passe, qui nous attrape et nous envahit. On ne peut s’y soustraire. On choisit de s’y coller, d’en épouser les desseins et on s’en porte toujours mieux.

Faire un don d’organe, c’est aussi un don d’amour. Qui s’en est occupé pour que ses organes soient disponibles pour d’autres à leur mort? Je suis malheureusement certaine que très peu d’entre vous ont signé leur carte d’assurance maladie du Québec. Tant et aussi longtemps que tous nos organes font leur job… et le font bien, on s’en fout. Mais on devrait peut-être s’y attarder quelques minutes.

Nous ne connaissons pas le drame d’avoir à faire un effort pour respirer. D’avoir à compter ses pas pour ne pas fatiguer outre mesure son coeur malade. Pour souhaiter, avant de se coucher, qu’on se réveillera le lendemain. La santé est un acquis, de façon telle qu’on  n’en prend même plus conscience, ni ne l’apprécie davantage. 

J’ai eu l’idée d’écrire sur le sujet parce que l’instinct de survie m’intrigue énormément. Parfois, l’épuisement ou le découragement nous font penser qu’il ne vaut plus la peine de se battre, qu’il est souhaitable d’abandonner. 

Mon livre La mémoire du coeur, c’est le combat de la Vie. C’est le positif dans l’épreuve. C’est avoir envie de vivre et tout faire pour que tous ceux qui y contribuent puissent en être remerciés. On y parle de Vie, on y parle de don, on y parle de reconnaissance. On y traite aussi de donner au suivant. Mais, vous y trouverez aussi de la fidélité, de la pérennité. Dans un monde où tout est éphémère et où chaque geste et engagement sont souvent à court terme, de désirer parler de ce qui dure, de ce qui survie, de ce qui se transmet d’une journée à la suivante, d’un monde à l’autre, c’est rassurant. Ça donne un sens au moment présent. 

Ma dernière publication «La mémoire du coeur»:

Photo de la jaquette du livre

Éternel célibataire, avide de pouvoir et orgueilleux, Guillaume Cloutier est un homme dont l’enfance difficile l’a forgé en adulte égocentrique et l’a amené à se battre chaque jour pour maintenir son indépendance.  Flatté par son succès social d’aujourd’hui, il se croit invincible. 

Mais sa vie bascule quand il est confronté à la maladie, à la faiblesse, à la dépendance : pour survivre, il doit subir une greffe de coeur. Il perd totalement le contrôle sur sa vie et suite à sa transplantation, d’étranges rêves et sensations le troublent. 

Le monde de l’invisible s’invite maintenant dans son quotidien. 

Définitivement, il deviendra différent, mais est-ce en mieux ou en pire ?  Saura-t-il trouver un quai avant de sombrer ?

Je vous laisse le découvrir ici: 

http://plein-de-livres.com/la-memoire-du-coeur/

 

 

Défense de respecter les règles

Oh! oh! Le titre vous fait tressauter? Moi aussi. Il me donne des boutons. Je suis du genre plutôt respectueux des lois et des règles en général. Mais j’aimerais être une rebelle en réalité. On veut toujours être autre chose que ce que l’on est. C’est connu. Alors, allons-y plus doucement. Si je vous disais, essayons d’être critiques face aux règles et tentons d’être originaux et de faire autrement. On peut refuser d’être dans la troupe de moutons et refuser tout autant d’être complètement hors champ. Il est possible de choisir un chemin moins fréquenté, mais peut-être pas si épeurant que cela. Commençons par le positif. Prendre des engagements avec soi-même et s’y tenir. Après tout, nous sommes le filon de tout changement dans notre vie.

Respecter mes engagements d’écriture

D’abord, pourquoi des engagements d’écriture? Pendant des années, j’ai commencé des projets d’écriture qui n’ont jamais abouti. J’avais des dizaines de manuscrits qui s’empilaient dans mes tiroirs et même si quelquefois j’aimais ce que je relisais, la plupart du temps, je n’y croyais pas. Puis, un jour, j’ai arrêté de pleurer sur mon sort, je me suis donné la permission de croire en mon talent. Et j’ai enfin décidé de me faire plaisir et de laisser l’écriture me dire que j’en valais la peine. Voilà. À partir de là, je me suis engagée à écrire, au minimum cinq jours par semaine. Le nombre d’heures ou de mots importe peu. Ma difficulté personnelle, c’est de m’y mettre. Dès que je suis dans l’acte d’écrire, tout déboule et se bouscule. J’ai la plume facile. Encore faut-il que je me fasse confiance, que je ne sois pas trop paresseuse et que j’ose écrire et laisser dire.

Respecter mes personnages

Parfois, il y a bataille entre moi, l’auteure, et la vie de mes personnages. J’ai beaucoup de pudeur dans l’écriture. J’ose à peine parfois écouter ce qu’ils ont à dire, je leur mets trop souvent des mots qui ne collent pas à leur vie. J’ai beaucoup de difficulté à les laisser vivre et à écrire ce qu’ils me disent. Être auteure, cela prend beaucoup d’humilité. Il faut respecter ses personnages. Et depuis quelques années, je travaille très fort pour laisser vivre ceux-ci et ainsi découvrir avec eux l’intrigue qui se profile peu à peu sous l’apparition du texte de mes romans.

Respecter les règles d’écriture… ou pas

Je suis un peu rebelle dans l’écriture. Je ne connais pas toutes les règles. Il y en a plusieurs qui m’énervent. Et surtout, je pense que la création doit être un mélange de règles et d’irrégularités, voire un peu d’anarchie. Surprendre, étonner, déranger. Je n’ose jamais aller jusque là, pourtant, à titre de lectrice, j’adore les auteurs qui me secouent un peu. J’aime être poussée dans mes retranchements et devoir me demander: et pourquoi pas? Alors, je rêve du moment où j’oserai aller plus loin, déranger les quelques règles établies un peu trop rigides et secouer le prunier du politiquement correct. J’aimerais vraiment être de ces auteurs qui laissent un sourire sur le visage de ses lecteurs après qu’ils aient terminé les dernières pages de mon roman. J’y ressentirais un grand frisson de satisfaction. Mais ce n’est pas toujours facile. Et l’important est de ne pas lâcher et d’y croire toujours

La connaissance de l’écriture

J’ai arrêté de chercher. Parce que j’ai trouvé. J’ai trouvé la richesse de l’écriture. J’ai donc arrêté de toujours rechercher les lois, les règles, les façons de faire sur l’écriture. J’ai arrêté de chercher ce que je ne sais pas en écriture, car parfois, cela permettait de m’éloigner de l’acte d’écrire. Avant d’oser croire en mon rêve d’écrire, je ne me sentais pas compétente ni encore moins prête pour me lancer dans un projet précis d’écriture. Pourtant, être en formation permanente est plus que souhaitable. Il nous rend alertes et jamais trop ancrés dans une routine pouvant tuer la création. J’en suis profondément convaincue. Mais si on veut écrire, la loi numéro un c’est d’écrire. Ne pas attendre. Oser. Se lancer. Sinon, on se laisse envahir par l’insécurité, et les jours sans écriture se succèdent, semaine après semaine, mois après mois. Et les excuses apparaissent et deviennent un piège presque confortable. Je m’y suis blottie pendant des années et finalement, j’ai uniquement retardé le plaisir de naître aux mots et aux images magiques de l’écriture.

Pour écrire un mot, pour trouver sa parole, il faut arrêter de se comparer. Il faut oser s’entendre, s’écouter, se laisser le droit de prendre la parole. La semaine dernière, alors que je parcourais les commentaires d’un Groupe de lecture, je m’arrête à une remarque d’un membre qui écrivait à peu près ceci: «Et si tu passes devant un présentoir de Guillaume Musso, tu passes droit. Tu mérites mieux.» Cette remarque condescendante avec le préjugé des «Littérateurs» m’a prise de court et m’a profondément indisposée. Je déteste ce genre de remarque des intellectuels, qui placent sur des trônes d’excellence des auteurs qui «méritent» des critiques positives et le pot-pourri pour tous les autres. Pour ma part, je lis des dizaines et des dizaines d’heures par semaine. Je lis de tout. Et je retire beaucoup de la plupart de mes

 lectures. Et ce ne sont pas les critiques ni les intellectuels qui me disent ce que je dois aimer ou non. J’aime être surprise, touchée, dérangée, horrifiée par mes lectures. Si après la fermeture d’un livre, je me sens différente, pour moi l’auteur·e a réussi son pari.

Si tu n’aimes pas un auteur, tu ne l’aimes pas. Point à la ligne. Ce n’est pas qu’il est mauvais, ce serait beaucoup présumer de ta valeur ou de ta supériorité. Chacun·e a son style d’écriture, son genre de lecture et ses auteurs·es favoris·ies. Laissons la différence nous rassembler et non nous diviser. J’en ai un peu marre de ces prétentieux·ses qui croient qu’ils ont des leçons à donner à autrui sur ce qui doit se lire ou non. Le plaisir des mots contient plein de saveurs plus intéressantes les unes que les autres. Laissez-vous charmer par la découverte. Aimez, appréciez, détestez ou même rejetez. Vous êtes libres de choisir vos lectures comme bon vous semble.

Le plaisir de lire est libre et joyeux. Alors, ne le polluez pas avec des considérations intellectuelles qui en brisent la magie. Et comme je répondais à ce membre dans mon groupe de lecture, je vous dirais: Tous les auteurs valent leurs mots.Chacun trouve dans ses lectures, ce dont il a besoin. Il n’y a pas de lectures meilleures que d’autres. Lire, c’est plus que de la littérature. Lire, c’est partager, rencontrer, se laisser atteindre par l’autre. Lire, c’est l’amour, quoi!

Les synonymes dans ma vie

Les synonymes ont des sens semblables, mais la richesse du français réside exactement dans les nuances merveilleuses de la signification de chacun des mots de notre langue maternelle. La différence de sens entre deux mots synonymes est parfois si subtile qu’on ne s’attarde pas à cette nuance, et l’on pense pouvoir remplacer l’un par l’autre, sans hésiter. Les gens les placent dans la même sauce et intervertissent leur utilisation sans état d’âme. Souvent, ils extrapolent même leur sens véritable pour leur usage. Je ne jette pas la pierre à personne, car j’ai opté parfois pour ce stratagème, peut-être tout simplement parce que cela servait mon propos. Par exemple, j’ai pris souvent des libertés de sens pour les mots succès et réussite, ayant la certitude personnelle que leur sens est très différent, alors qu’ils sont synonymes. Voyons ensemble ce qu’il en est.

Réussite ou succès?

Dans les définitions d’Antidote, pour succès, on donne cette définition: «Devenir populaire pour ce que l’on a accompli. Tentative fructueuse de séduction». Pour réussite, Antidote donne plutôt cette définition: «Résultat favorable de quelque chose». Dans un premier temps, il semble donc que les mots réussite et succès pourraient être remplacés l’un par l’autre puisqu’ils signifient tous les deux avoir accompli et/ou réalisé quelque chose dans sa vie. Pourtant, ils m’apparaissent bien différents. Et c’est là que commence notre travail personnel sur la façon de voir les mots et de les choisir.

Selon moi, hormis le sens réel que leur attribuent les dictionnaires, je considère que la réussite est personnelle, en rapport avec soi-même, selon nos objectifs de vie et le résultat de notre travail: la réussite de sa vie, la réussite de quelqu’un. Le succès est plus social, davantage en rapport à des barèmes de performance plus ou moins arbitraires: le succès d’une entreprise, d’un produit. Je dirais de plus que la réussite perdure dans le temps alors que le succès est souvent éphémère.

La réussite contient un «mérite» quelque part, une légitimité qui retourne vers soi. Le succès est plus social, demande plus l’assentiment d’autrui. Le succès me semble plus matériel, plus aléatoire, moins redevable à soi-même en entier. Dans notre travail, le succès est rarement dû à nous seulement, on le doit souvent au travail d’équipe, ou à l’orientation d’une tache qu’on nous a attribuée. On ressent la victoire pour la réussite tout comme pour le succès. Mais être fier pour un dépassement de soi pour avoir relevé un défi ou quitté sa zone de confort est toujours plus satisfaisant qu’un succès «matériel» ou une reconnaissance populaire. À tout le moins, je parle pour moi.

L’estime de soi

Je sais que j’ai beaucoup grandi depuis mes 20 ans. J’ai appris beaucoup, parfois avec dureté et difficulté, voire avec douleur. Mais je suis très fière de ce que je suis devenue aujourd’hui. J’ai toujours affirmé que réussir dans la vie et réussir sa vie sont deux choses totalement différentes. Car on ne fait pas appel aux mêmes impératifs ni aux mêmes règles. Et j’ai la certitude que le bonheur est toujours en rapport avec notre estime de soi et que celle-ci est redevable à nos réussites personnelles. Alors s’il faut courir après l’assentiment social ou la reconnaissance au travail pour se sentir heureux, on ouvre le flanc à une grande part de frustration et de déception. Et naissent alors des moments de colère, d’amertume ou de souffrance qui détruisent notre bienêtre et déséquilibre notre vie entière. Tout simplement parce qu’on a omis de travailler à notre estime de soi. Je ne parle pas de succès, ni de performance sociale, mais simplement du plaisir d’avoir fait mieux qu’hier, d’avoir rempli ses propres objectifs. Connaître la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de nouveau, de beau, de bien. Pas nécessairement plus, mais mieux. Et c’est face à soi-même qu’on peut le mesurer. Seulement face à soi-même. C’est la clé.

 Cessons donc de vouloir l’assentiment d’autrui à tout prix. Essayons de ne pas avoir besoin en absolu que quelqu’un nous dise que c’est très bien ce que l’on fait pour en apprécier le résultat. Il faut avoir une satisfaction personnelle d’avoir fait ce qu’il se doit, d’avoir relevé un défi, d’avoir bien fait son travail. Le reste est arbitraire et hors de notre contrôle. Soyons fiers de nous-mêmes, heureux d’être là où nous sommes, avec ceux qui partagent notre vie. Sinon, prenons les mesures nécessaires pour créer les changements qui nous apporteront la satisfaction et la joie dans notre travail. Le bonheur est nécessaire dans la vie. On y a tous droit. Il faut juste se permettre d’y toucher, ici, maintenant.

«Vise toujours la réussite, et oublie le succès.»
Hélène La Hayes

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