L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le quoi, le où, le pourquoi et le comment. Libre de choisir.

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Livre papier ou numérique?

Dans ma vie, les livres sont magiques, ils me font plaisir, m’éduquent, me rassurent, me fournissent des outils pour mieux réaliser ma petite part dans ce monde. Je ne pourrais m’en passer, d’aucune façon. Mais ces jours-ci, alors que la jeunesse du monde se lève avec Greta Thunberg pour nous semoncer d’agir pour les changements climatiques et que l’environnement est enfin une préoccupation pour quelques-uns d’entre nous, il faut avoir l’honnêteté de nous interroger sur les effets de l’édition des livres sur nos arbres, notre eau, notre empreinte carbone. Et faire le cheminement équivalent pour l’édition numérique. Donc, doit-on opter pour le livre papier ou le livre numérique? Ma question vise évidemment à choisir le meilleur rendement pour notre planète.

On peut avoir des préférences. On peut opter pour l’un ou pour l’autre, pour différentes raisons. Mais, je suis désolée de vous apprendre qu’il est extrêmement difficile de trancher et de déterminer quel genre est le plus écologique et le meilleur pour l’environnement. Car il faut évaluer énormément de facteurs. Pour la version papier, on pense au bois et à la déforestation comme premier élément et c’est souvent le seul pris en considération. C’est bien d’y penser, mais trop souvent, l’on tranche avec ce seul facteur en tête. Il faut aussi évaluer l’impact sur l’eau, sur les terres arabes, l’empreinte carbone et parallèlement faire la même analyse pour les livres numériques. Plusieurs auteurs ont déjà fait ce travail, particulièrement cet article, sur le site de Consoglobe qui est très complet. Même s’il est paru en 2015, il reste encore d’actualité, car le souci d’éliminer les dangers écologiques n’est pas vraiment planétaire et les actions notables pour en diminuer les impacts ne sont pas légion. Et c’est peu dire! Allez y jeter un coup d’œil: https://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg/3.

D’un autre côté, ce n’est pas parce que c’est numérique que l’on peut avoir la conscience tranquille. Il y a de forts dommages faits à l’environnement à cause des minerais rares nécessaires à la fabrication des liseuses et des tablettes électroniques. La durée de vie très limitée de ces appareils permettant la lecture des ebooks est le talon d’Achille du genre.

Alors, finalement, livre papier ou livre numérique? Je crois que l’un et l’autre sont tout aussi dommageables pour l’environnement, en l’état actuel des choses. Alors, autant choisir ce qui nous plait. Cécile Neuville, sur son site « Des livres pour évoluer » fait une comparaison très juste et objective entre les deux genres. Je vous invite à y faire une petite visite: http://des-livres-pour-evoluer.com/livre-numerique-ou-livre-papier/.

Les livres ont toujours accompagné mon quotidien, d’aussi loin que je me souvienne. Je me sens riche quand j’achète un livre et que je commence à le lire. Il m’appartient et je m’y insère dedans avec délices. Je n’ai jamais ressenti ce phénomène quand j’empruntais des livres à la bibliothèque. Je ne regrette pas les années où il m’était impossible de me payer les livres que j’aurais voulus, car j’avais la possibilité de me les procurer à la bibliothèque municipale. Mais le privilège d’avoir en mains un livre qui m’appartienne me procurait (et me procure encore) une satisfaction sans bornes. Jamais aucun autre achat ne m’a procuré un tel sentiment de pérennité, de plénitude, de pur bonheur qu’un livre.

Et qu’importe la façon dont vous ferez vos lectures et le format que vous utiliserez, continuez à lire, tout au long de votre vie. Il n’y a pas de meilleur moyen de traverser le temps. Pour ma part, le livre est mon meilleur ami. Il est toujours bienveillant, il m’apporte toujours quelque chose de plus dans ma façon d’estimer la valeur de la vie, il agrémente mon quotidien, il m’amène à des voyages merveilleux et des rencontres amusantes, surprenantes, enrichissantes. Longue vie aux livres papier, numériques et audios. Et profitez-en, sans compter.

Il était une fois…

«Vous pouvez raconter une histoire qui va s’ancrer dans l’âme de quelqu’un, devenir son sang, son être, sa raison de vivre. Cette histoire va l’émouvoir, le galvaniser, qui sait ce dont il sera capable grâce à elle, grâce à vos paroles.»
 (Le cirque des rêves, Erin Morgenstern)

Toutes les plus belles histoires de mon enfance commençaient par ce début magique: il était une fois… Sinon, c’est moi qui chantais ces mots dans ma tête avant une histoire. Et encore aujourd’hui, chaque fois que je lis ou j’entends ces quelques mots, je me sens dans un état fluide, ludique, prête à l’aventure. Les mots ont toujours représenté pour moi la magie, l’invraisemblable beauté du monde et toutes ses possibilités, même les plus folles. Car en plus de raconter, les mots sont comme un tableau pour moi, ils sont beaux, enchanteurs, merveilleux. Mais, si en plus, ils s’évertuent à me raconter une histoire, alors là, je suis sans voix et je me laisse conquérir.

Les mots racontés me téléportent vers cette émission de mon enfance diffusée par la société d’État, Radio-Canada, qui a bercé mes rêves d’enfance: Franfreluche de la Boîte à surprises. J’y ai découvert le rêve, l’imprévu, l’inattendu. J’y ai connu la beauté, la folie et le rire merveilleux de cette Kim Yaroshevskaya qui incarnait ce personnage de poupée non conventionnelle. Alors, dès ces instants, j’ai rêvé intensément d’écrire mes propres histoires, un jour. Et je dois ce rêve, réalisé aujourd’hui, à Kim et Franfreluche.

À lire, sur cette émission culte, un excellent article publié par Le Devoir, en 2002. C’est ici.

Je fais partie du créneau des personnes âgées, selon les échelles d’âge. Mais dans ma tête et mon coeur, je me suis arrêtée de compter autour de la quarantaine. J’ai toujours eu la conviction qu’on a l’âge que l’on veut, même si parfois notre corps nous rappelle la réalité, mais c’est une tout autre histoire. J’ai toujours cru au Père Noël et à sa magie. Et je crois qu’il faut se raconter des histoires, aimer, espérer et imaginer l’impossible dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. C’est ainsi qu’on peut vraiment avoir le goût de se lever le matin, excité et avide de connaître une autre aventure pleine de surprises, de joie et d’amour. 

La patine de l’usure

«La lumière suscite la réflexion tout autant que ce qui est noir. Nous pouvons découvrir beaucoup de choses sur nous-mêmes en regardant la beauté.»
(Louise Penny)

Dans mes séances d’écriture, j’essaie de trouver du renouveau et des défis, même si la façon de faire se répète d’un projet à l’autre. J’essaie d’éviter de m’incruster dans une zone de confort trop complaisante. Du moins, j’essaie. Mais c’est parfois l’usure du temps qui fait son œuvre. J’ai beau espérer un désir de résistance et de solidité, la lassitude fait parfois son œuvre et dégrade mon plaisir. C’est pourquoi, malgré cette usure inévitable, j’aime me rappeler que devant l’usure s’étale la patine. J’aime voir cette oxydation sur les statues de bronze,  les toitures ou le revêtement en cuivre de certains bâtiments au Québec. J’aime profondément cette patine qui leur apporte un brin de respectabilité. C’est le temps qui s’installe, c’est le bienêtre qui prend sa place, qui s’incruste et fait son nid. J’aimerais laisser derrière moi une douce usure qui enlève le clinquant et préserve le velouté. La patine, c’est la délicatesse, la tranquillité tout en finesse.

Quand j’aurai réussi à écrire de cette façon, j’aurai atteint mon but. Les livres ont toujours été pour moi des façons de voir le chemin qui a du cœur. Dans mes choix de romans, j’aime trouver une route de remises en question, des façons de me secouer, le beau dérangement. Et je souhaite ardemment qu’un de mes livres procure ce stimulus ou cette confirmation du sentiment d’être sur la bonne route. Si mes mots peuvent fournir une petite veilleuse, alors j’aurai atteint le but que je me suis fixé dans mes recherches et mes propres découvertes. 

Et c’est dans le partage que la patine prend son sens. C’est en nous offrant son passage du temps qu’elle peut nous permettre d’y trouver une saveur justifiant de continuer la route et d’y apporter notre contribution. Nous sommes tous friands d’actes sensés et signifiants. Nous espérons tous ne pas travailler en vain. Même si nous n’en faisons pas des engagements formels, il est rassurant et satisfaisant de croire que notre brique apporte une petite complicité à cette construction humaine qu’est la vie. 

Alors, chaque fois que je prends acte de mon concours à ce monde magique des mots, j’espère continuer à m’en délecter. Je veux y trouver du sens, mais surtout du grand plaisir. Car si je n’y trouve pas de la joie, le tout sera surfait et je ne pourrai jamais découvrir ma pépite. Ce n’est pas en essayant de faire sa trace qu’on peut vraiment s’épanouir et créer sa voie. Il n’y a pas de façon unique, de loi absolue pour créer sa patine. Il ne faut que se donner du temps et la possibilité réelle, voire la permission de se tromper. Alors, la sincérité se faufile et crée l’aura de la délivrance dans une explosion de lumière: la patine de l’usure.

L’écriture dans la joie

Écrire des sujets joyeux. Écrire dans la joie. Écrire avec joie. D’accord. Mais les sujets choisis dans nos romans ne sont pas toujours positifs. Ils ne nous rendent pas toujours satisfaits et heureux. De plus, comme dit l’adage: les gens heureux n’ont pas d’histoire. Il faut parfois aborder des thèmes et des sujets détestés de tous les lecteurs, dans un désir de témoignages, de partage, de compassion. Et j’avoue qu’il arrive même parfois, que ce sont les personnages qui imposent un passage obligé et que l’auteur·e n’en est que la transmission. Alors, comme on choisit d’écrire, il est possible aussi de choisir le ton du contenu. Ou à tout le moins, l’auteur·e choisit la façon de le dire et de le traiter. Si bien, qu’il est possible d’avoir des sujets joyeux avec certains passages plus difficiles, sombres ou ombrageux. 

Même si je suis auteure moi-même, je suis une bonne lectrice. Dans le sens où je m’insère dans une histoire, je joue le jeu et tout comme l’auteur·e, je fais les exercices du «comme si…» et/ou «et si…». J’aime la fiction, les extravagances ou les exagérations. J’aime connaître des personnages sympathiques, désagréables, menaçants, déstabilisants. Mais, inconditionnellement, je n’aime pas les fins négatives, noires ou tristes. Je suis une positive dans la vie. Et tout ce qui est choisi dans ma vie penche vers ce côté du prisme. 

J’ai encore souvenir d’une lecture d’un polar d’une auteure que j’adore qui a fait mourir un personnage, quand même plus que secondaire, et j’en ai été traumatisée. Parfois, on sent venir la mort d’un personnage, on pressent qu’il va se sacrifier. Mais ici, je parle d’autre chose, je parle d’une mort non prévue dans ma tête, un personnage qui est assassiné sans qu’on s’y attende. Et j’en suis encore perturbée. Beaucoup de frustration (parce qu’il y a quelque chose que j’ai complètement laissé passer pour ne pas avoir senti venir cela) ou le sentiment de trahison aussi (le choix de l’auteure m’a fait l’effet d’une trahison), comme si elle avait tout fait pour que je m’y attache, et me l’enlève ensuite, sans crier gare. Depuis ce jour, je ne lis plus jamais un polar de la même façon. Je ne fais comme plus confiance à l’auteur·e. J’ai comme perdu ma naïveté précieuse de lectrice, me permettant toujours d’être prise dans l’histoire, plutôt qu’en faire l’analyse. Et ça me dérange joliment.

Alors, je pense que la joie dans l’écriture, c’est un peu la même histoire qu’en lecture. Il faut qu’il y en ait de la joie, pour que le plaisir décuple. Sans que l’histoire soit cucul, ou qu’on la qualifie d’histoire à l’eau de rose. Un brin d’optimisme et de beauté n’a jamais mis en danger une histoire. Dans la vie, on peut voir le verre à moitié plein au lieu du verre à moitié vide. J’aime la plénitude. Je la préfère, et de loin, aux problèmes sans solutions, aux aventures létales et autres génocides de ce monde. J’aime la vie. Et je veux lire la vie. On peut trouver la lumière dans sa vie, suffit parfois de juste trouver les couleurs qui nous accompagnent, tout comme ceux qui la partageront. C’est pourquoi j’ai un profond désir d’écrire d’abord et avant tout le sens de la vie. À chacun son chemin. 

L’important c’est la route

«Souvent, la fin de l’histoire n’est pas une fin, la boucle n’est pas bouclée, du coup le sens de l’histoire est à chercher non dans son dénouement, mais dans son déroulement tout comme le sens de la vie.» (Nancy Huston)

Dans notre vie active, la plupart des professeurs, des leaders et ceux qui prennent le pavé se sont bien évertués à nous faire comprendre que dans la vie il faut avoir un ou des buts. Tous jeunes, nos enfants apprennent que ceux qui font de grandes choses ont axé leur vie sur ce but ultime. Mais quand on aime beaucoup de choses, que l’on préfère la variété et les jours différents, il est très difficile de se faire prendre au sérieux. Et il m’est arrivé de me faire dire qu’on ne peut pas bien faire plusieurs choses à la fois dans la vie. Comme s’il n’y avait qu’une seule bonne chose pour nous. Quelle galère!

Être obligée de choisir et être libre de choisir, ce sont deux choses bien différentes. Je l’ai appris, il n’y a pas si longtemps. Le premier choix laisse croire qu’il ne faut pas hésiter, qu’on doit laisser de côté bien des options pour ne choisir qu’une seule opportunité. Être libre de choisir, prône la liberté, n’est-ce pas? Elle permet d’opter pour différentes avenues et d’y trouver plusieurs satisfactions, chacune apportant un bienêtre différent des autres. C’est l’essence même de la vie: pouvoir goûter à des saveurs complémentaires, des visions même parfois opposées et surprenantes. Et c’est de là que souvent, la curiosité s’installe, d’année en année.

En écriture, il en va de même. La liberté — et l’instinct aussi — est omniprésente dans chaque choix de mots, de personnages ou d’événements. Et pourquoi choisir une seule route, quand on peut embrasser différents parcours? Pourquoi se contenter d’une seule couleur? Ce n’est pas meilleur qu’une seule route, c’est simplement différent. Peut-être un peu moins intense, moins passionné, et pas nécessairement. L’intensité, c’est la personne elle-même qui l’apporte. Pas nécessairement l’option en soi. C’est la façon d’aborder les choses qui module l’ardeur et la profondeur de la sensation ressentie. La passion c’est pendant la route, pas nécessairement au bout.
Dans mes romans, les fins ne sont pas spectaculaires. Je m’en accuse si pour vous, c’est absolument essentiel. Mais ça vaut la route. C’est là où mes personnages vont et on partage leur vision. Ainsi, le dénouement devient satisfaisant. Je vous invite d’ailleurs à lire le texte que j’ai déjà écrit sur la -Fin-. C’est ici.

La liberté

Les balbutiements de ce blogue ont été initiés par une réflexion d’une collègue de travail. Celle-ci détestait son travail, elle en faisait des cauchemars et son moral était au plus bas. Et alors que je lui disais:

— Mais change de travail. Tu mérites de te lever avec plaisir, le matin.

Elle ne cessait de me répéter:

— Je n’aurai jamais le même salaire. Je ne peux pas. Je n’ai pas le choix.

Et là, j’avais juste envie de crier. Car ne pas avoir le choix, c’est complètement autre chose.

Tu n’as pas le choix d’accoucher, quand ton travail est commencé.

Tu n’as pas le choix de sauter d’une falaise, si un loup enragé fonce sur toi et qu’il n’y a aucune autre issue.

Tu n’as pas le choix d’avaler, si tu ne peux régurgiter.

Tu n’as pas le choix d’ouvrir ton parachute, si tu as sauté de l’avion, à moins de vouloir mourir.

Dans ma vie et mes croyances, tu as toujours le choix. Pour moi, la liberté est une richesse rare et précieuse. Comme humain, en Amérique du Nord, nous avons mis des siècles à acquérir cette liberté pour tous. Il ne faudrait pas en perdre l’usage, alors qu’il existe encore tellement d’humains et de territoires aux prises avec toutes les injustices, les peurs et les douleurs qui qualifient leur vie sans liberté.

Je vous invite à lire (ou relire) mon texte «On a toujours le choix», qui a été écrit en 2014. C’est ici.  

Bêta-lecture

Depuis que j’ai commencé à écrire des romans, j’ai eu recours à une ressource médicale pour deux de mes romans qui contenaient des données de santé. Je voulais ainsi m’assurer que je ne disais pas n’importe quoi. Mais indirectement, j’ai eu des retours sur mon texte et j’ai vraiment apprécié. Depuis ce temps, je jongle avec l’idée de m’adjoindre des partenaires de bêta-lecture.  

Qu’estce qu’un·e bêta-lecteur·

Un·e bêta-lecteur·trice est une personne qui fait des corrections non professionnelles, qui lit un manuscrit avant sa publication. On peut demander une correction grammaticale, syntaxique ou une évaluation du fond de l’histoire, son intrigue et ses personnages. L’entente de lecture se fait entre cette personne et l’auteur·e, selon des besoins et des exigences préétablies. 

Pourquoi des partenaires en bêta-lecture?

Je ne l’ai jamais fait, officiellement, mais je pense bien que pour mon prochain livre, je demanderai de l’aide en bêta-lecture. Non pas pour relever les fautes de mon texte — il y a plein de ressources matérielles parfaites pour cela –, mais particulièrement pour l’évaluation de mon manuscrit sur le fond de mon histoire et sur le ressenti face à sa création. L’objectif est d’avoir un retour honnête et spontané sur la réception du récit. L’histoire vous parle-t-elle? Est-ce que l’intrigue est assez intéressante? Est-ce qu’on a le goût d’aller plus loin? Est-ce que les personnages sont attachants? Dérangeants? Invraisemblables? Fades, inintéressants ou peu crédibles? Y a-t-il des erreurs de chronologie ou des changements en cours de route dans les noms des personnages ou dans les détails du territoire? Des contradictions? Et évidemment, tout en faisant la lecture du manuscrit, si une faute saute aux yeux, si des répétitions, des redondances ou des erreurs flagrantes sont remarquées, l’auteure que je suis souhaiterait qu’on m’en fasse la remarque.

Quand on écrit, il est souhaitable d’avoir un oeil extérieur qui qualifie les descriptions, les événements et les scènes tout comme la force ou la faiblesse des personnages qui font le roman. Quand on est plongé dans cette création, c’est difficile d’être objectif et d’opérer les coupures et les changements nécessaires. Un lecteur extérieur honnête et franc peut faciliter cette opération. Mais le plus difficile est sûrement de trouver ces perles rares qui seront assez motivées pour aider une humble auteure à s’améliorer. Je vais donc me pencher dans les prochains mois sur cette recherche afin de créer une petite équipe partenaire en bêta-lecture.

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« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James Crumley (Le dernier baiser)

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