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Archives de novembre, 2014

La chaleur de la jeunesse

Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour mon coeur de mère. La semaine dernière, deux de mes fils ont été impliqués dans des situations dangereuses. Pendant plusieurs heures, j’étais inquiète, je me sentais impuissante. Même s’ils sont adultes, qu’ils n’habitent plus la maison familiale, le lien avec mes enfants est encore aussi fort. Mon inquiétude ne tiédit pas vraiment. Je croyais que la distance ou les années allaient mitiger ce sentiment d’inquiétude envers eux. Mais le cordon ombélical existe toujours, comme si on ne coupait pas ce cordon ombélical mais qu’on l’étirait, (dixit Rose-Aimée). Mais, voyez-vous, même s’ils sont tous adultes maintenant, je me sens incapable de me dissocier totalement de leur vie.

Pourquoi ce lien est-il si fort? Pourquoi l’inquiétude ne baisse jamais d’intensité, même lorsque nos enfants sont des adultes et vivent désormais leur vie? Pourquoi vit-on presque par procuration quelquefois la carrière de nos enfants, leurs expériences, leurs bons coups? Comment ne pas influer trop sur leur vie, afin qu’ils fassent leurs propres choix et ne perdent pas un temps inutile à vouloir satisfaire leur entourage (entendre ici, souvent la famille). Comment leur donner des ailes au lieu de les attacher au bord du nid, de peur qu’ils se perdent? Comment laisser notre coeur de parents vivre ses propres angoisses, ses inexorables peurs et ne pas les transmettre à notre progéniture? Comment créer une saine relation d’adultes entre parents et enfants?

Mon principal souci est de ne pas vouloir créer une relation d’obligation ou de devoir. Je ne souhaite qu’une relation tendre, complice et nourrissante des deux côtés. Mais plus on vieillit comme parent, plus on voit dans les yeux de nos enfants ce constat qu’ils font en eux-mêmes: « Mes parents vieillissent ». Et je ne voudrais surtout pas qu’ils se sentent responsables de nous, de notre vie à mon mari et moi. Comme parents, nous avons décidé de créer une famille, de mettre de beaux enfants au monde. De partager leur vie, leurs exploits, leurs espoirs, mais aussi leurs échecs et leurs souffrances. Mais rien d’extraordinaire dans tout cela: c’est le rôle des parents. Nos enfants ne nous doivent rien pour ce que nous avons choisi, cette noble mission de parents. Nous avons mené ce rôle autant pour notre propre bien-être que pour le leur. Alors, que se passe-t-il vraiment comme relation adulte entre parents et enfants, égal à égal? Ou plutôt, que devrait-il se passer?

Personnellement, j’essaie de tout mon coeur, d’être généreuse de moi-même et de mes connaissances, d’être respectueuse des choix de chacun autour de moi, de vivre en partage. Ce n’est pas toujours facile et c’est un engagement journalier. J’ai travaillé très fort dans ma vie pour atteindre une belle sérénité. Aujourd’hui, elle m’habite la plupart du temps. Alors, oui, j’aime la partager. Mais j’aime aussi recevoir des autres leurs croyances, leurs parcours et leurs connaissances.

J’aime passionnément la diversité, la différence et l’originalité lorsqu’elles sont vécues avec fougue et amour. Et chacun de mes enfants a trouvé son créneau, sa spécificité, sa route et tout un réseau humain pour partager sa vie. Mes enfants sont de belles personnes. Ils croient en la vie, l’amour, la générosité, la responsabilité. Ils sont souvent différents des autres et leur originalité individuelle me comble. Je suis tellement fière des adultes qu’ils sont devenus.

Que demander de plus? Peut-être souhaiter que chaque journée, chaque minute de leur vie soient remplies de joie, de tendresse, de chaleur, de sérénité et d’accomplissement. Que chaque instant vécu soit pour eux une manne de bonheur. Rien de moins!

« C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » Georges Bernanos(1)

(1) http://www.maphilo.net/citations.php?cit=4608

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