L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le quoi, le où, le pourquoi et le comment. Libre de choisir.

Le monde est stupide!

Même les crises n’ont pas l’attention de tout le monde. Et c’est rarement la compassion qui motive l’intérêt. C’est la peur. Pour moi aussi, rien ne sera jamais plus pareil depuis la semaine dernière.(1) Avec grande tristesse, j’inscris le 20 et le 22 octobre 2014 dans ma mémoire, au tiroir Le monde est stupide!

La semaine dernière, plein de citoyens du Québec et de tout le Canada ont osé s’interroger sur le sens de ce qui était arrivé, sur l’idée qu’ils espéraient de leur monde et sur le pourquoi de la haine et du mépris. Et je suis tellement triste qu’il faille mort d’hommes pour que nous permettions à la compassion de nous traverser l’esprit et le coeur. Je suis tellement triste qu’il faille mort d’hommes pour que surgisse tout à coup la solidarité.

Pourquoi dit-on que le problème est la guerre? Peut-être simplement pour se rassurer, se laver les mains de ce qui est arrivé. Il me semble que guerre est davantage le résultat que la source. Le problème de nos sociétés, de nos vies, c’est le totalitarisme et l’intimidation. Il ne faut pas être contre la guerre mais contre l’intolérance et la violence, contre notre silence et nos regards détournés. Et surtout, pourquoi être « contre »? Alors que l’on peut être « pour » le respect de soi et le respect d’autrui. La guerre est une maladie sociale qui existe depuis la nuit des temps. Et être contre la maladie, c’est inutile et stérile si on ne travaille pas sur la vie et le mieux-être avec les médecins et tous les autres intervenants. Et ce n’est pas parce qu’un individu est en santé qu’on n’a pas besoin des médecins!

Mais comme disait le sorcier dans sa Première leçon, au coeur de la série légendaire L’Épée de vérité :

« Étant stupides, les gens avalent n’importe quoi. Ils goberont un mensonge, parce qu’ils veulent y croire ou parce qu’ils ont peur que ce soit la vérité. Leurs têtes sont pleines de connaissances, de faits et de croyances erronées, mais ils les tiennent pour authentiques. (…) Ils parviennent exceptionnellement à distinguer la vérité du mensonge, mais ils sont persuadés du contraire et en deviennent plus faciles encore à berner. » (2)

Nous avons la liberté de choisir dans quel monde nous voulons vivre. Et tous nos gestes au quotidien en dessinent les contours et les couleurs.  À chacun et chacune d’en mesurer l’urgence.

(1) Note de l’auteur: Je fais ici référence au décès de l’adjudant Patrice Vincent, heurté volontairement à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, le 20 octobre 2014, par un extrémiste. Ainsi qu’au décès du caporal Nathan Cirillo, abattu également par un extrémiste, le 22 octobre 2014, au Monument commémoratif de guerre du Canada, au Parlement d’Ottawa.

(2) Terry Goodkind, L’épée de vérité, 1. La première leçon du sorcier. 2013. Éditions Bragelonne.

ET VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS? LAISSEZ-MOI VOS COMMENTAIRES.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

lilitherature.com

Tout est littérature

Polygone-Portail

Un site rond-point

Ma beauté chimique

Quand la beauté se mêle à la chimie ...

Cinq petites secondes

Pour tout décrire. Et puis c'est marre.

StéphanieÉcrit

Auteure de l'imaginaire

kathleen brassard

Auteure thriller policier

Ado 4v1

Rêver en marchant, accepter le changement.

Mots en Bulle

L'écriture, c'est la liberté de sélectionner les mots. De choisir le quoi, le où, le pourquoi et le comment. Libre de choisir.

crastinette & co

Chez Crastinette, procrastinez en toute liberté !

Actu Du Noir (Jean-Marc Laherrère)

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James Crumley (Le dernier baiser)

Cultur'elle

Happycultrice

Jeux de mots et d’images

Le blogue personnel de Clément Laberge

L'Écriturien

« Épouse le présent, ne te marie jamais avec le passé. »

Une liseuse & des polices

Quelles polices installer sur une liseuse ?

EmOtionS - Blog littéraire

Chroniques, interviews, salons, classements... Romans noirs, thrillers, polars, SF, fiction...

Les Tribulations de Coco

Lecture, Running, Tricot mais pas que ...

Le fil rouge

Les livres qui font du bien

Julie lit au lit

Art de lire & Alphabétisation

%d blogueurs aiment cette page :